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		<title>Saison 4</title>
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		<language>fr-FR</language>
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		<itunes:subtitle>L'intégralité de la saison 4.</itunes:subtitle>
		<itunes:author>Radio Primitive</itunes:author>
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		<item>
			<title>Reconnaître le fascisme – Umberto Eco</title>
			<itunes:subtitle>Discours – Partie 1/2</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>Le 25 avril 1995, lors du cinquantième anniversaire de la libération de l’Europe, à l’Université de Columbia, Umberto Eco prononce un discours.&#13;
Ce discours, remanié sous forme d’article est ensuite publié dans la « New Yorf Review of Books ».&#13;
L’écrivain et sémiologue Umberto Eco propose dans ce texte une liste de 14 caractéristiques typiques de ce qu’il nomme l’Ur-fascisme…&#13;
Texte plus qu’à propos en ce mois de juin 2024…&#13;
« Le message célébrait la fin de la dictature et le retour de la liberté : liberté de parole, de presse, d'association politique. Ces mots, liberté, dictature — mon Dieu — je les lisais pour la première fois de ma vie. Grâce à ces nouveaux mots, je renaissais en tant qu'homme libre occidental.&#13;
Nous devons veiller à ce que le sens de ces mots ne soit pas oublié de nouveau. L'Ur-fascisme est toujours autour de nous, parfois en civil. Ce serait tellement plus confortable si quelqu'un s'avançait sur la scène du monde pour dire : « Je veux rouvrir Auschwitz, je veux que les chemises noires reviennent parader dans les rues italiennes ! » Hélas, la vie n'est pas aussi simple. L'Ur-fascisme est susceptible de revenir sous les apparences les plus innocentes. Notre devoir est de le démasquer, de montrer du doigt chacune de ses nouvelles formes — chaque jour, dans chaque partie du monde. Je laisse une nouvelle fois la parole à Roosevelt : « J'ose dire que si la démocratie américaine cessait de progresser comme une force vive, cherchant jour et nuit, par des moyens pacifiques, à améliorer la condition de nos citoyens, la force du fascisme s'accroîtra dans notre pays » (4 novembre 1938). Liberté et Libération sont un devoir qui ne finit jamais. Telle doit être notre devise : « N'oubliez pas. » »</itunes:summary>
			<description>Le 25 avril 1995, lors du cinquantième anniversaire de la libération de l’Europe, à l’Université de Columbia, Umberto Eco prononce un discours.&#13;
Ce discours, remanié sous forme d’article est ensuite publié dans la « New Yorf Review of Books ».&#13;
L’écrivain et sémiologue Umberto Eco propose dans ce texte une liste de 14 caractéristiques typiques de ce qu’il nomme l’Ur-fascisme…&#13;
Texte plus qu’à propos en ce mois de juin 2024…&#13;
« Le message célébrait la fin de la dictature et le retour de la liberté : liberté de parole, de presse, d'association politique. Ces mots, liberté, dictature — mon Dieu — je les lisais pour la première fois de ma vie. Grâce à ces nouveaux mots, je renaissais en tant qu'homme libre occidental.&#13;
Nous devons veiller à ce que le sens de ces mots ne soit pas oublié de nouveau. L'Ur-fascisme est toujours autour de nous, parfois en civil. Ce serait tellement plus confortable si quelqu'un s'avançait sur la scène du monde pour dire : « Je veux rouvrir Auschwitz, je veux que les chemises noires reviennent parader dans les rues italiennes ! » Hélas, la vie n'est pas aussi simple. L'Ur-fascisme est susceptible de revenir sous les apparences les plus innocentes. Notre devoir est de le démasquer, de montrer du doigt chacune de ses nouvelles formes — chaque jour, dans chaque partie du monde. Je laisse une nouvelle fois la parole à Roosevelt : « J'ose dire que si la démocratie américaine cessait de progresser comme une force vive, cherchant jour et nuit, par des moyens pacifiques, à améliorer la condition de nos citoyens, la force du fascisme s'accroîtra dans notre pays » (4 novembre 1938). Liberté et Libération sont un devoir qui ne finit jamais. Telle doit être notre devise : « N'oubliez pas. » »</description>
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			<pubDate>Wed, 19 Jun 2024 14:02:03 +0200</pubDate>
			<itunes:duration>27:30</itunes:duration>
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			<title>Reconnaître le fascisme – Umberto Eco</title>
			<itunes:subtitle>Discours – Partie 2/2</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>Le 25 avril 1995, lors du cinquantième anniversaire de la libération de l’Europe, à l’Université de Columbia, Umberto Eco prononce un discours.&#13;
Ce discours, remanié sous forme d’article est ensuite publié dans la « New Yorf Review of Books ».&#13;
L’écrivain et sémiologue Umberto Eco propose dans ce texte une liste de 14 caractéristiques typiques de ce qu’il nomme l’Ur-fascisme…&#13;
Texte plus qu’à propos en ce mois de juin 2024…&#13;
« Le message célébrait la fin de la dictature et le retour de la liberté : liberté de parole, de presse, d'association politique. Ces mots, liberté, dictature — mon Dieu — je les lisais pour la première fois de ma vie. Grâce à ces nouveaux mots, je renaissais en tant qu'homme libre occidental.&#13;
Nous devons veiller à ce que le sens de ces mots ne soit pas oublié de nouveau. L'Ur-fascisme est toujours autour de nous, parfois en civil. Ce serait tellement plus confortable si quelqu'un s'avançait sur la scène du monde pour dire : « Je veux rouvrir Auschwitz, je veux que les chemises noires reviennent parader dans les rues italiennes ! » Hélas, la vie n'est pas aussi simple. L'Ur-fascisme est susceptible de revenir sous les apparences les plus innocentes. Notre devoir est de le démasquer, de montrer du doigt chacune de ses nouvelles formes — chaque jour, dans chaque partie du monde. Je laisse une nouvelle fois la parole à Roosevelt : « J'ose dire que si la démocratie américaine cessait de progresser comme une force vive, cherchant jour et nuit, par des moyens pacifiques, à améliorer la condition de nos citoyens, la force du fascisme s'accroîtra dans notre pays » (4 novembre 1938). Liberté et Libération sont un devoir qui ne finit jamais. Telle doit être notre devise : « N'oubliez pas. » »</itunes:summary>
			<description>Le 25 avril 1995, lors du cinquantième anniversaire de la libération de l’Europe, à l’Université de Columbia, Umberto Eco prononce un discours.&#13;
Ce discours, remanié sous forme d’article est ensuite publié dans la « New Yorf Review of Books ».&#13;
L’écrivain et sémiologue Umberto Eco propose dans ce texte une liste de 14 caractéristiques typiques de ce qu’il nomme l’Ur-fascisme…&#13;
Texte plus qu’à propos en ce mois de juin 2024…&#13;
« Le message célébrait la fin de la dictature et le retour de la liberté : liberté de parole, de presse, d'association politique. Ces mots, liberté, dictature — mon Dieu — je les lisais pour la première fois de ma vie. Grâce à ces nouveaux mots, je renaissais en tant qu'homme libre occidental.&#13;
Nous devons veiller à ce que le sens de ces mots ne soit pas oublié de nouveau. L'Ur-fascisme est toujours autour de nous, parfois en civil. Ce serait tellement plus confortable si quelqu'un s'avançait sur la scène du monde pour dire : « Je veux rouvrir Auschwitz, je veux que les chemises noires reviennent parader dans les rues italiennes ! » Hélas, la vie n'est pas aussi simple. L'Ur-fascisme est susceptible de revenir sous les apparences les plus innocentes. Notre devoir est de le démasquer, de montrer du doigt chacune de ses nouvelles formes — chaque jour, dans chaque partie du monde. Je laisse une nouvelle fois la parole à Roosevelt : « J'ose dire que si la démocratie américaine cessait de progresser comme une force vive, cherchant jour et nuit, par des moyens pacifiques, à améliorer la condition de nos citoyens, la force du fascisme s'accroîtra dans notre pays » (4 novembre 1938). Liberté et Libération sont un devoir qui ne finit jamais. Telle doit être notre devise : « N'oubliez pas. » »</description>
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			<pubDate>Wed, 19 Jun 2024 14:01:59 +0200</pubDate>
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		<item>
			<title>Peau d’âne – Charles Perrault</title>
			<itunes:subtitle>Conte</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Peau d’âne » est l’un des plus anciens contes populaires. En 1547, Noël du Fail l’évoque dans « Les propos rustiques ». La version, dont il est question dans ce radiobook, est celle de Charles Perrault, sans conteste la plus célèbre.&#13;
Le conte original de Perrault est écrit en vers. Il est  publié en 1694 dans un recueil intitulé « Contes en vers ».&#13;
Nous allons cependant écouter « Peau d’âne » en prose, variante que l’on peut retrouver dans l’ouvrage « Contes des fées » publié par Beauchemin et Valois en 1886.&#13;
« Il était une fois un roi si grand, si aimé de ses peuples, si respecté de tous ses voisins et de ses alliés, qu’on pouvait dire qu’il était le plus heureux de tous les monarques. Son bonheur était encore confirmé par le choix qu’il avait fait d’une princesse aussi belle que vertueuse, et ces heureux époux vivaient dans une union parfaite. De leur chaste hymen était née une fille douée de tant de grâces et de charmes, qu’il ne regrettait point de n’avoir pas une plus ample lignée. &#13;
La magnificence, le goût et l’abondance régnaient dans son palais ; les ministres étaient sages et habiles ; les courtisans vertueux et attachés ; les domestiques fidèles et laborieux : les écuries vastes et remplies des plus beaux chevaux du monde, couverts de riches caparaçons. Mais ce qui étonnait les étrangers qui venaient admirer ces belles écuries, c’est qu’au lieu le plus apparent un maître âne étalait de longues et grandes oreilles. »</itunes:summary>
			<description>« Peau d’âne » est l’un des plus anciens contes populaires. En 1547, Noël du Fail l’évoque dans « Les propos rustiques ». La version, dont il est question dans ce radiobook, est celle de Charles Perrault, sans conteste la plus célèbre.&#13;
Le conte original de Perrault est écrit en vers. Il est  publié en 1694 dans un recueil intitulé « Contes en vers ».&#13;
Nous allons cependant écouter « Peau d’âne » en prose, variante que l’on peut retrouver dans l’ouvrage « Contes des fées » publié par Beauchemin et Valois en 1886.&#13;
« Il était une fois un roi si grand, si aimé de ses peuples, si respecté de tous ses voisins et de ses alliés, qu’on pouvait dire qu’il était le plus heureux de tous les monarques. Son bonheur était encore confirmé par le choix qu’il avait fait d’une princesse aussi belle que vertueuse, et ces heureux époux vivaient dans une union parfaite. De leur chaste hymen était née une fille douée de tant de grâces et de charmes, qu’il ne regrettait point de n’avoir pas une plus ample lignée. &#13;
La magnificence, le goût et l’abondance régnaient dans son palais ; les ministres étaient sages et habiles ; les courtisans vertueux et attachés ; les domestiques fidèles et laborieux : les écuries vastes et remplies des plus beaux chevaux du monde, couverts de riches caparaçons. Mais ce qui étonnait les étrangers qui venaient admirer ces belles écuries, c’est qu’au lieu le plus apparent un maître âne étalait de longues et grandes oreilles. »</description>
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			<pubDate>Fri, 14 Jun 2024 16:27:34 +0200</pubDate>
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		<item>
			<title>Adieux – Emile Zola</title>
			<itunes:subtitle>Article</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Adieux » est un article d’ Emile Zola, publié le 22 septembre 1881 dans « Le Figaro ».&#13;
Dans « Adieux », Emile Zola annonce son arrêt du journalisme et ce, après avoir officié dans la presse écrite durant 18 ans. Il salue ses lecteurs et dresse un bilan de son aventure journalistique et de ses aspirations. L’article parait en Une. Son aventure au « Figaro » fut sa dernière collaboration de presse (du moins, avant, l’affaire Dreyfus).&#13;
« Me voici au terme. J'ai tenu la promesse que je m'étais faite de batailler ici pendant une année, et j'estime à cette heure que cela suffit.&#13;
Quand j'ai accepté l'hospitalité si large du Figaro, ma -pensée a été d'y venir défendre, à.la tribune la plus retentissante de la presse, devant le grand public, quelques idées bien simples et peu nombreuses, qui me tenaient au cœur. Mon sentiment est que le triomphe d'une idée unique, demande la vie d'un homme. Mais il faut compter avec les exigences légitimes d'un journal, et pour le succès même de ma cause, je préfère ne pas me répéter, ayant dit en somme tout ce que j'avais à dire. »</itunes:summary>
			<description>« Adieux » est un article d’ Emile Zola, publié le 22 septembre 1881 dans « Le Figaro ».&#13;
Dans « Adieux », Emile Zola annonce son arrêt du journalisme et ce, après avoir officié dans la presse écrite durant 18 ans. Il salue ses lecteurs et dresse un bilan de son aventure journalistique et de ses aspirations. L’article parait en Une. Son aventure au « Figaro » fut sa dernière collaboration de presse (du moins, avant, l’affaire Dreyfus).&#13;
« Me voici au terme. J'ai tenu la promesse que je m'étais faite de batailler ici pendant une année, et j'estime à cette heure que cela suffit.&#13;
Quand j'ai accepté l'hospitalité si large du Figaro, ma -pensée a été d'y venir défendre, à.la tribune la plus retentissante de la presse, devant le grand public, quelques idées bien simples et peu nombreuses, qui me tenaient au cœur. Mon sentiment est que le triomphe d'une idée unique, demande la vie d'un homme. Mais il faut compter avec les exigences légitimes d'un journal, et pour le succès même de ma cause, je préfère ne pas me répéter, ayant dit en somme tout ce que j'avais à dire. »</description>
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			<pubDate>Wed, 15 May 2024 12:39:05 +0200</pubDate>
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		</item>
		<item>
			<title>Noémi, ou L’Enfant crédule – Delphine de Girardin</title>
			<itunes:subtitle>Conte</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Noémi, ou L’Enfant crédule » est un conte de Delphine de Girardin.&#13;
Delphine de Girardin est une écrivaine, poétesse, journaliste et salonnière française.&#13;
Elle eut une vie riche et tout à fait fascinante. Elle fut une amie de George Sand. De 1836 à 1839, elle publia des chroniques dans le journal « La Presse » qui eurent un vif succès.&#13;
On peut retrouver « Noémi, ou l’Enfant crédule » dans le recueil « Contes d’une vieille fille à ses neveux » publié en 1832.&#13;
« Il y avait une fois, dans une vieille ville de France (et peut-être était-ce Paris), au fond d’une vieille rue, dans une vieille maison toute noire, une vieille femme bien triste, qui élevait près d’elle une toute petite fille. La pauvre enfant avait extrêmement peur de sa grand’mère, qui était une femme fort méchante et que tout le monde fuyait à cause de sa mauvaise humeur ; ce n’était pas une grand’maman comme les grand’mamans d’aujourd’hui, qui gâtent leurs petites-filles, les mènent à la promenade, leur donnent des bonbons et leur achètent des joujoux ; c’était une grand’mère toujours triste et malade, qui vivait toute seule dans une chambre sombre, n’ayant qu’une vieille servante, encore plus maussade qu’elle, et, de plus, sourde à n’entendre pas le tonnerre gronder. L’aspect continuel de ces deux personnes souffrantes, de cette demeure isolée, de ces meubles centenaires, de ces vêtements antiques, avait rendu la pauvre Noémi si timide, qu’elle osait à peine respirer. Jamais la verdure de la campagne n’avait réjoui ses yeux, à peine avait-elle aperçu le bleu du ciel ; car la vieille dame, ayant la vue très-affaiblie, ne permettait pas qu’on ouvrît les fenêtres de son appartement. Le soleil l’attristait, disait-elle, parce qu’elle ne pouvait plus le voir sans souffrir. »</itunes:summary>
			<description>« Noémi, ou L’Enfant crédule » est un conte de Delphine de Girardin.&#13;
Delphine de Girardin est une écrivaine, poétesse, journaliste et salonnière française.&#13;
Elle eut une vie riche et tout à fait fascinante. Elle fut une amie de George Sand. De 1836 à 1839, elle publia des chroniques dans le journal « La Presse » qui eurent un vif succès.&#13;
On peut retrouver « Noémi, ou l’Enfant crédule » dans le recueil « Contes d’une vieille fille à ses neveux » publié en 1832.&#13;
« Il y avait une fois, dans une vieille ville de France (et peut-être était-ce Paris), au fond d’une vieille rue, dans une vieille maison toute noire, une vieille femme bien triste, qui élevait près d’elle une toute petite fille. La pauvre enfant avait extrêmement peur de sa grand’mère, qui était une femme fort méchante et que tout le monde fuyait à cause de sa mauvaise humeur ; ce n’était pas une grand’maman comme les grand’mamans d’aujourd’hui, qui gâtent leurs petites-filles, les mènent à la promenade, leur donnent des bonbons et leur achètent des joujoux ; c’était une grand’mère toujours triste et malade, qui vivait toute seule dans une chambre sombre, n’ayant qu’une vieille servante, encore plus maussade qu’elle, et, de plus, sourde à n’entendre pas le tonnerre gronder. L’aspect continuel de ces deux personnes souffrantes, de cette demeure isolée, de ces meubles centenaires, de ces vêtements antiques, avait rendu la pauvre Noémi si timide, qu’elle osait à peine respirer. Jamais la verdure de la campagne n’avait réjoui ses yeux, à peine avait-elle aperçu le bleu du ciel ; car la vieille dame, ayant la vue très-affaiblie, ne permettait pas qu’on ouvrît les fenêtres de son appartement. Le soleil l’attristait, disait-elle, parce qu’elle ne pouvait plus le voir sans souffrir. »</description>
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			<pubDate>Tue, 14 May 2024 13:48:33 +0200</pubDate>
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		</item>
		<item>
			<title>Le Renégat (ou Un esprit confus) – Albert Camus</title>
			<itunes:subtitle>Nouvelle</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Le Renégat (ou Un esprit confus) » est une nouvelle d’Albert Camus que l’on peut retrouver dans le recueil « L’Exil et le Royaume ». C’est la dernière œuvre d’Albert Camus publiée de son vivant.&#13;
Cette nouvelle est un long monologue. On suit les errements d’un homme qui souhaite évangéliser un peuple du désert… On suit sa folie, son égo démesuré, ses doutes, sa quête de reconnaissance, ses déchirements entre le bien et le mal…&#13;
« Quelle bouillie, quelle bouillie ! Il faut mettre de l'ordre dans ma tête. Depuis qu'ils m'ont coupé la langue, une autre langue, je ne sais pas, marche sans arrêt dans mon crâne, quelque chose parle, ou quelqu'un, qui se tait soudain et puis tout recommence, ô j'entends trop de choses que je ne dis pourtant pas, quelle bouillie, et si j'ouvre la bouche, c'est comme un bruit de cailloux remués. De l'ordre, un ordre, dit la langue, et elle parle d'autre chose en même temps, oui j'ai toujours désiré l'ordre. Du moins, une chose est sûre, j'attends le missionnaire qui doit venir me remplacer. Je suis là sur la piste, à une heure de Taghâsa, caché dans un éboulis de rochers, assis sur le vieux fusil. Le jour se lève sur le désert, il fait encore très froid, tout à l'heure il fera trop chaud, cette terre rend fou et moi, depuis tant d'années que je n'en sais plus le compte... »</itunes:summary>
			<description>« Le Renégat (ou Un esprit confus) » est une nouvelle d’Albert Camus que l’on peut retrouver dans le recueil « L’Exil et le Royaume ». C’est la dernière œuvre d’Albert Camus publiée de son vivant.&#13;
Cette nouvelle est un long monologue. On suit les errements d’un homme qui souhaite évangéliser un peuple du désert… On suit sa folie, son égo démesuré, ses doutes, sa quête de reconnaissance, ses déchirements entre le bien et le mal…&#13;
« Quelle bouillie, quelle bouillie ! Il faut mettre de l'ordre dans ma tête. Depuis qu'ils m'ont coupé la langue, une autre langue, je ne sais pas, marche sans arrêt dans mon crâne, quelque chose parle, ou quelqu'un, qui se tait soudain et puis tout recommence, ô j'entends trop de choses que je ne dis pourtant pas, quelle bouillie, et si j'ouvre la bouche, c'est comme un bruit de cailloux remués. De l'ordre, un ordre, dit la langue, et elle parle d'autre chose en même temps, oui j'ai toujours désiré l'ordre. Du moins, une chose est sûre, j'attends le missionnaire qui doit venir me remplacer. Je suis là sur la piste, à une heure de Taghâsa, caché dans un éboulis de rochers, assis sur le vieux fusil. Le jour se lève sur le désert, il fait encore très froid, tout à l'heure il fera trop chaud, cette terre rend fou et moi, depuis tant d'années que je n'en sais plus le compte... »</description>
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			<pubDate>Tue, 14 May 2024 09:57:23 +0200</pubDate>
			<itunes:duration>46:18</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Contes du soleil et de la pluie – Maurice Leblanc</title>
			<itunes:subtitle>Trois nouvelles</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Les fossiles », « Ce brave Monsieur Martin » et « Le bon citoyen » sont trois nouvelles, de Maurice Leblanc, extraites des « Contes du soleil et de la pluie ». Cet ouvrage réunit les 110 contes et articles parus dans le quotidien « L’auto » entre 1902-1907.&#13;
Maurice Leblanc est le créateur du personnage d’Arsène Lupin.&#13;
« Il y a trois ans, l’abbé Géroze, cruellement éprouvé par la mort de ses plus proches parents, sollicita de son évêque la cure de Navailles, en plein pays de Vernois. C’est un des coins de France les plus déserts et les plus âpres, et qui convenait bien à son désir de solitude. L’église semble surgir du torrent qui la baigne. Au-dessus s’élève un cirque de collines que l’on croirait disposées dans l’unique but de servir de piédestal au château des comtes de Navailles, vieux nid d’aigle perché tout là-bas, tout là-haut.&#13;
Après quelques semaines de séjour, le nouveau curé constata qu’il ne pouvait remplir exactement tous les devoirs de son ministère dans une paroisse, qui s’étendait sur plusieurs lieues de rochers et de landes stériles. Les déplacements étaient trop longs. »</itunes:summary>
			<description>« Les fossiles », « Ce brave Monsieur Martin » et « Le bon citoyen » sont trois nouvelles, de Maurice Leblanc, extraites des « Contes du soleil et de la pluie ». Cet ouvrage réunit les 110 contes et articles parus dans le quotidien « L’auto » entre 1902-1907.&#13;
Maurice Leblanc est le créateur du personnage d’Arsène Lupin.&#13;
« Il y a trois ans, l’abbé Géroze, cruellement éprouvé par la mort de ses plus proches parents, sollicita de son évêque la cure de Navailles, en plein pays de Vernois. C’est un des coins de France les plus déserts et les plus âpres, et qui convenait bien à son désir de solitude. L’église semble surgir du torrent qui la baigne. Au-dessus s’élève un cirque de collines que l’on croirait disposées dans l’unique but de servir de piédestal au château des comtes de Navailles, vieux nid d’aigle perché tout là-bas, tout là-haut.&#13;
Après quelques semaines de séjour, le nouveau curé constata qu’il ne pouvait remplir exactement tous les devoirs de son ministère dans une paroisse, qui s’étendait sur plusieurs lieues de rochers et de landes stériles. Les déplacements étaient trop longs. »</description>
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			<pubDate>Fri, 12 Apr 2024 09:47:13 +0200</pubDate>
			<itunes:duration>35:30</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Luttons-nous pour la justice ? – Simone Weil</title>
			<itunes:subtitle>Ecrits de Londres</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Luttons-nous pour la justice ? » est un texte de Simone Weil rédigé en 1943.&#13;
Simone Weil est une philosophe française, humaniste, proche de l’anarcho-syndicaliste, de l’anarchisme chrétien. Bien que Simone Weil soit un Génie à la trajectoire incroyable, la plupart de ses textes furent publiés à titre posthume.&#13;
« L’examen de ce qui est juste, on l’accomplit seulement quand il y a nécessité égale de part et d’autre. Là où il y a un fort et un faible, le possible est exécuté par le premier et accepté par le second. »&#13;
Ainsi parlent dans Thucydide des Athéniens venus porter un ultimatum à la malheureuse petite cité de Mélos.&#13;
Ils ajoutent : « À l’égard des dieux nous avons la croyance, à l’égard des hommes la certitude, que toujours, par une nécessité de la nature, chacun commande partout où il en a le pouvoir. »</itunes:summary>
			<description>« Luttons-nous pour la justice ? » est un texte de Simone Weil rédigé en 1943.&#13;
Simone Weil est une philosophe française, humaniste, proche de l’anarcho-syndicaliste, de l’anarchisme chrétien. Bien que Simone Weil soit un Génie à la trajectoire incroyable, la plupart de ses textes furent publiés à titre posthume.&#13;
« L’examen de ce qui est juste, on l’accomplit seulement quand il y a nécessité égale de part et d’autre. Là où il y a un fort et un faible, le possible est exécuté par le premier et accepté par le second. »&#13;
Ainsi parlent dans Thucydide des Athéniens venus porter un ultimatum à la malheureuse petite cité de Mélos.&#13;
Ils ajoutent : « À l’égard des dieux nous avons la croyance, à l’égard des hommes la certitude, que toujours, par une nécessité de la nature, chacun commande partout où il en a le pouvoir. »</description>
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			<pubDate>Thu, 04 Apr 2024 12:03:52 +0200</pubDate>
			<itunes:duration>35:04</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Étude pour une déclaration des obligations envers l’être humain – Simone Weil</title>
			<itunes:subtitle>Ecrits de Londres</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Étude pour une déclaration des obligations envers l’être humain » est un texte de Simone Weil rédigé en 1943.&#13;
Simone Weil est une philosophe française, humaniste, proche de l’anarcho-syndicaliste, de l’anarchisme chrétien... Bien que Simone Weil soit un Génie à la trajectoire incroyable, la plupart de ses textes furent publiés à titre posthume.&#13;
« Pour concevoir concrètement l’obligation envers les êtres humains et la subdiviser en plusieurs obligations, il suffit de concevoir les besoins terrestres du corps et de l’âme humaine. Chaque besoin est l’objet d’une obligation.&#13;
Les besoins d’un être humain sont sacrés. Leur satisfaction ne peut être subordonnée ni à la raison d’État, ni à aucune considération soit d’argent, soit de nationalité, soit de race, soit de couleur, ni à la valeur morale ou autre attribuée à la personne considérée, ni à aucune condition quelle qu’elle soit.&#13;
La seule limite légitime à la satisfaction des besoins d’un être humain déterminé est celle qu’assignent la nécessité et les besoins des autres êtres humains. La limite n’est légitime que si les besoins de tous les êtres humains reçoivent le même degré d’attention. »</itunes:summary>
			<description>« Étude pour une déclaration des obligations envers l’être humain » est un texte de Simone Weil rédigé en 1943.&#13;
Simone Weil est une philosophe française, humaniste, proche de l’anarcho-syndicaliste, de l’anarchisme chrétien... Bien que Simone Weil soit un Génie à la trajectoire incroyable, la plupart de ses textes furent publiés à titre posthume.&#13;
« Pour concevoir concrètement l’obligation envers les êtres humains et la subdiviser en plusieurs obligations, il suffit de concevoir les besoins terrestres du corps et de l’âme humaine. Chaque besoin est l’objet d’une obligation.&#13;
Les besoins d’un être humain sont sacrés. Leur satisfaction ne peut être subordonnée ni à la raison d’État, ni à aucune considération soit d’argent, soit de nationalité, soit de race, soit de couleur, ni à la valeur morale ou autre attribuée à la personne considérée, ni à aucune condition quelle qu’elle soit.&#13;
La seule limite légitime à la satisfaction des besoins d’un être humain déterminé est celle qu’assignent la nécessité et les besoins des autres êtres humains. La limite n’est légitime que si les besoins de tous les êtres humains reçoivent le même degré d’attention. »</description>
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			<pubDate>Thu, 04 Apr 2024 12:00:25 +0200</pubDate>
			<itunes:duration>28:55</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Villégiature &amp; Une cage de bêtes féroces – Emile Zola</title>
			<itunes:subtitle>Deux nouvelles</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Villégiature » est une nouvelle d'Émile Zola parue le 1er mai 1865 dans « Le Petit journal », sous le titre « Le Boutiquier campagnard ». En 1868, elle est republiée dans « L’événement illustré » et, à cette occasion, change de titre : « Villégiature ».&#13;
Dans cette nouvelle, Emile Zola se moque des petits bourgeois.&#13;
En 1883, Emile Zola écrivit l’étonnante nouvelle « Une cage de bêtes féroces », où il dresse un portrait… Féroce… De ses contemporains.&#13;
« Un matin, un Lion et une Hyène du Jardin des Plantes réussirent à ouvrir la porte de leur cage, fermée avec négligence.&#13;
La matinée était blanche et un clair soleil luisait gaiement au bord du ciel pâle. Il y avait, sous les grands marronniers, des fraîcheurs pénétrantes, les fraîcheurs tièdes du printemps naissant. Les deux honnêtes animaux, qui venaient de déjeuner copieusement, se promenèrent avec lenteur dans le Jardin, s’arrêtant de temps à autre, pour se lécher et jouir en braves gens des douceurs de la matinée. Ils se rencontrèrent au fond d’une allée, et, après les politesses d’usage, ils se mirent à marcher de compagnie, causant en toute bonne amitié. Le Jardin ne tarda pas à les ennuyer et à leur paraître bien petit. Alors ils se demandèrent à quels amusements ils pourraient consacrer leur journée. »</itunes:summary>
			<description>« Villégiature » est une nouvelle d'Émile Zola parue le 1er mai 1865 dans « Le Petit journal », sous le titre « Le Boutiquier campagnard ». En 1868, elle est republiée dans « L’événement illustré » et, à cette occasion, change de titre : « Villégiature ».&#13;
Dans cette nouvelle, Emile Zola se moque des petits bourgeois.&#13;
En 1883, Emile Zola écrivit l’étonnante nouvelle « Une cage de bêtes féroces », où il dresse un portrait… Féroce… De ses contemporains.&#13;
« Un matin, un Lion et une Hyène du Jardin des Plantes réussirent à ouvrir la porte de leur cage, fermée avec négligence.&#13;
La matinée était blanche et un clair soleil luisait gaiement au bord du ciel pâle. Il y avait, sous les grands marronniers, des fraîcheurs pénétrantes, les fraîcheurs tièdes du printemps naissant. Les deux honnêtes animaux, qui venaient de déjeuner copieusement, se promenèrent avec lenteur dans le Jardin, s’arrêtant de temps à autre, pour se lécher et jouir en braves gens des douceurs de la matinée. Ils se rencontrèrent au fond d’une allée, et, après les politesses d’usage, ils se mirent à marcher de compagnie, causant en toute bonne amitié. Le Jardin ne tarda pas à les ennuyer et à leur paraître bien petit. Alors ils se demandèrent à quels amusements ils pourraient consacrer leur journée. »</description>
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			<pubDate>Tue, 12 Mar 2024 09:07:12 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>26:02</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Le diable à Paris – Jean Macé &amp; George Sand</title>
			<itunes:subtitle>Les animaux de Paris – Quelques mères dans le beau monde</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Le Diable à Paris. Paris et les Parisiens. Mœurs et coutumes, caractères et portraits des habitants de Paris, tableau complet de leur vie privée, publique, politique, artistique, littéraire, industrielle » est un recueil de nouvelles, publié par Pierre-Jules Hetzel. Le recueil est constitué de deux tomes. La publication du premier tome a lieu en 1845, celle du deuxième tome en 1846.&#13;
On y retrouve des nouvelles de : Théophile Gautier, Alexandre Dumas fils, Honoré de Balzac, Mme de Girardin, Hector Malot, Gérard de Nerval, Alfred de Musset, Eugène Sue, Jules Verne…&#13;
Et donc de George Sand et Jean Macé.&#13;
« Les animaux de Paris » est une nouvelle de Jean Macé et l’on doit « Quelques mères dans le beau monde » à George Sand.&#13;
 &#13;
 « Quelle est donc cette grosse femme qui danse ? demandai-je au Parisien qui me pilotait pour la première fois à travers le bal.&#13;
— C’est ma tante, me dit-il, une personne très-gaie, très-jeune et, comme vous le voyez à ses diamants, très-riche. »&#13;
Très-riche, très-gaie, cela se peut, pensai-je ; mais très-jeune, cela ne se peut pas. Je la regardais tout ébahi, et, ne pouvant découvrir nulle trace de sa jeunesse, je me hasardai à demander le compte de ses années.&#13;
« Voilà une sotte question, répondit Arthur, riant de ma balourdise. J’hérite de ma tante, mon cher, je ne dis point son âge. » Et voyant que je ne comprenais pas, il ajouta : « Je n’ai pas envie d’être déshérité. Mais venez, que je vous présente à ma mère. Elle a été très-liée autrefois avec la vôtre, et elle aura du plaisir à vous voir. »</itunes:summary>
			<description>« Le Diable à Paris. Paris et les Parisiens. Mœurs et coutumes, caractères et portraits des habitants de Paris, tableau complet de leur vie privée, publique, politique, artistique, littéraire, industrielle » est un recueil de nouvelles, publié par Pierre-Jules Hetzel. Le recueil est constitué de deux tomes. La publication du premier tome a lieu en 1845, celle du deuxième tome en 1846.&#13;
On y retrouve des nouvelles de : Théophile Gautier, Alexandre Dumas fils, Honoré de Balzac, Mme de Girardin, Hector Malot, Gérard de Nerval, Alfred de Musset, Eugène Sue, Jules Verne…&#13;
Et donc de George Sand et Jean Macé.&#13;
« Les animaux de Paris » est une nouvelle de Jean Macé et l’on doit « Quelques mères dans le beau monde » à George Sand.&#13;
 &#13;
 « Quelle est donc cette grosse femme qui danse ? demandai-je au Parisien qui me pilotait pour la première fois à travers le bal.&#13;
— C’est ma tante, me dit-il, une personne très-gaie, très-jeune et, comme vous le voyez à ses diamants, très-riche. »&#13;
Très-riche, très-gaie, cela se peut, pensai-je ; mais très-jeune, cela ne se peut pas. Je la regardais tout ébahi, et, ne pouvant découvrir nulle trace de sa jeunesse, je me hasardai à demander le compte de ses années.&#13;
« Voilà une sotte question, répondit Arthur, riant de ma balourdise. J’hérite de ma tante, mon cher, je ne dis point son âge. » Et voyant que je ne comprenais pas, il ajouta : « Je n’ai pas envie d’être déshérité. Mais venez, que je vous présente à ma mère. Elle a été très-liée autrefois avec la vôtre, et elle aura du plaisir à vous voir. »</description>
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			<pubDate>Wed, 06 Mar 2024 09:34:10 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>35:43</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Dracula – Bram Stoker</title>
			<itunes:subtitle>Extrait - Chapitre 7 - Le Déméter</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Dracula » est un roman de l'écrivain Bram Stoker. Il fut publié en 1897.&#13;
C’est un récit épistolaire.&#13;
Dans l’extrait qui nous intéresse aujourd’hui, nous suivons, grâce au journal de Mina Murray, les aventures du navire le Déméter…&#13;
Mina Murray a, en effet, conservé dans ses carnets, les coupures de presse relatant la tragique expédition du Déméter…&#13;
« Si je n’étais pas un marin, je ne saurais même pas ce que c’est le lever du soleil. Je n’ai osé ni descendre dans la cale, ni quitter le gouvernail ; je suis donc resté ici toute la nuit et, dans l’obscurité, j’ai aperçu la chose, je l’ai aperçu, lui ! Que Dieu me pardonne, mais le second a eu raison de se jeter dans la mer. Il a eu raison de vouloir mourir en homme ; on ne peut pas reprocher à un marin de vouloir mourir ainsi. Mais, moi, je suis le capitaine et je ne peux abandonner mon bateau. Mais je saurai déjouer les plans de ce démon, de ce monstre : quand je sentirai que mes forces diminuent, je me lierai les mains à la roue du gouvernail et j’y lierai aussi ce que... ce qu’il n’osera pas toucher ; alors, que le vent soit favorable ou non, je sauverai mon âme et mon bonheur de capitaine !... Je me sens plus faible et, bientôt, ce sera de nouveau la nuit. S’il vient encore me regarder en plein visage, je n’aurai peut-être pas le temps d’agir... Si nous faisons naufrage, peut-être trouvera-t-on cette bouteille et ceux qui la trouveront comprendront peut-être... Sinon... Eh bien ! alors que l’on sache que je n’ai pas manqué à mon devoir. Que Dieu et la Sainte Vierge et tous les saints viennent au secours d’une pauvre âme innocente et de bonne volonté !...»</itunes:summary>
			<description>« Dracula » est un roman de l'écrivain Bram Stoker. Il fut publié en 1897.&#13;
C’est un récit épistolaire.&#13;
Dans l’extrait qui nous intéresse aujourd’hui, nous suivons, grâce au journal de Mina Murray, les aventures du navire le Déméter…&#13;
Mina Murray a, en effet, conservé dans ses carnets, les coupures de presse relatant la tragique expédition du Déméter…&#13;
« Si je n’étais pas un marin, je ne saurais même pas ce que c’est le lever du soleil. Je n’ai osé ni descendre dans la cale, ni quitter le gouvernail ; je suis donc resté ici toute la nuit et, dans l’obscurité, j’ai aperçu la chose, je l’ai aperçu, lui ! Que Dieu me pardonne, mais le second a eu raison de se jeter dans la mer. Il a eu raison de vouloir mourir en homme ; on ne peut pas reprocher à un marin de vouloir mourir ainsi. Mais, moi, je suis le capitaine et je ne peux abandonner mon bateau. Mais je saurai déjouer les plans de ce démon, de ce monstre : quand je sentirai que mes forces diminuent, je me lierai les mains à la roue du gouvernail et j’y lierai aussi ce que... ce qu’il n’osera pas toucher ; alors, que le vent soit favorable ou non, je sauverai mon âme et mon bonheur de capitaine !... Je me sens plus faible et, bientôt, ce sera de nouveau la nuit. S’il vient encore me regarder en plein visage, je n’aurai peut-être pas le temps d’agir... Si nous faisons naufrage, peut-être trouvera-t-on cette bouteille et ceux qui la trouveront comprendront peut-être... Sinon... Eh bien ! alors que l’on sache que je n’ai pas manqué à mon devoir. Que Dieu et la Sainte Vierge et tous les saints viennent au secours d’une pauvre âme innocente et de bonne volonté !...»</description>
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			<pubDate>Wed, 28 Feb 2024 12:31:15 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>45:55</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Trois nouvelles - Maurice Level</title>
			<itunes:subtitle>La nuit et le silence, La dictée, Menteuse</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>Contes pour frissonner...&#13;
« La nuit et le silence », « L’assassin » et « Menteuse » sont trois nouvelles de l’écrivain français Maurice Level.&#13;
« La nuit et le silence » fut publiée dans « Le Journal » le 25 mars 1906, elle fut également traduite en anglais et publiée dans « Weird Tales » en 1932.&#13;
« La dictée » est un conte de presse publié, le 21 février 1919, dans « Le Journal ».&#13;
Et la dernière nouvelle de ce Radiobook, « Menteuse » parut le 22 février 1906 dans « Le Journal ».&#13;
De son vivant, l’œuvre de Maurice Level fut abondamment traduite et publiée dans diverses revues étrangères (au Japon, en Angleterre et aux Etats-Unis).&#13;
« Ils étaient vieux, cassés, sans âge.&#13;
La femme se traînait sur deux lourdes béquilles. L’un des hommes marchait les mains tendues, les doigts ouverts et les yeux clos : l’aveugle. L’autre, le front baissé, la figure immobile, le regard inquiet, avec quelque chose de douloureux et de sournois dans tout son être, suivait sans que jamais un mot sortît d’entre ses lèvres : le muet.&#13;
On disait qu’ils étaient les deux frères et la sœur, qu’ils s’aimaient d’un amour farouche. Jamais on ne voyait l’un sans les autres ; jamais, aux porches des églises, ils n’approchaient ces mendiants cossus qui guettent la pitié et l’implorent au grand jour pour qu’on n’ose leur refuser. Ils ne demandaient rien. Leur seul aspect était une prière. Ils passaient par les allées sombres, trio mystérieux : La Vieillesse. La Nuit. Le Silence. C’était tout.&#13;
Or, un soir, aux portes de la ville, dans leur taudis sans feu, si triste que nul n’osait en franchir le seuil, la femme s’éteignit doucement entre leurs bras, sans un appel, sans un cri, avec seulement un long regard de détresse que vit le muet, une violente crispation dont l’aveugle sentit l’étreinte sur son poignet : sans un mot, elle entra dans l’éternel silence. »</itunes:summary>
			<description>Contes pour frissonner...&#13;
« La nuit et le silence », « L’assassin » et « Menteuse » sont trois nouvelles de l’écrivain français Maurice Level.&#13;
« La nuit et le silence » fut publiée dans « Le Journal » le 25 mars 1906, elle fut également traduite en anglais et publiée dans « Weird Tales » en 1932.&#13;
« La dictée » est un conte de presse publié, le 21 février 1919, dans « Le Journal ».&#13;
Et la dernière nouvelle de ce Radiobook, « Menteuse » parut le 22 février 1906 dans « Le Journal ».&#13;
De son vivant, l’œuvre de Maurice Level fut abondamment traduite et publiée dans diverses revues étrangères (au Japon, en Angleterre et aux Etats-Unis).&#13;
« Ils étaient vieux, cassés, sans âge.&#13;
La femme se traînait sur deux lourdes béquilles. L’un des hommes marchait les mains tendues, les doigts ouverts et les yeux clos : l’aveugle. L’autre, le front baissé, la figure immobile, le regard inquiet, avec quelque chose de douloureux et de sournois dans tout son être, suivait sans que jamais un mot sortît d’entre ses lèvres : le muet.&#13;
On disait qu’ils étaient les deux frères et la sœur, qu’ils s’aimaient d’un amour farouche. Jamais on ne voyait l’un sans les autres ; jamais, aux porches des églises, ils n’approchaient ces mendiants cossus qui guettent la pitié et l’implorent au grand jour pour qu’on n’ose leur refuser. Ils ne demandaient rien. Leur seul aspect était une prière. Ils passaient par les allées sombres, trio mystérieux : La Vieillesse. La Nuit. Le Silence. C’était tout.&#13;
Or, un soir, aux portes de la ville, dans leur taudis sans feu, si triste que nul n’osait en franchir le seuil, la femme s’éteignit doucement entre leurs bras, sans un appel, sans un cri, avec seulement un long regard de détresse que vit le muet, une violente crispation dont l’aveugle sentit l’étreinte sur son poignet : sans un mot, elle entra dans l’éternel silence. »</description>
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			<pubDate>Mon, 19 Feb 2024 13:05:11 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>43:12</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Les malheurs de Sophie - Comtesse de Ségur</title>
			<itunes:subtitle>Extraits – Chapitres I, II, III</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>Pour Pol…&#13;
« La poupée de cire », « L’enterrement » et « La chaux » sont des chapitres des &quot;Malheurs de Sophie&quot;.&#13;
Le roman « Les malheurs de Sophie » fut publié en 1858.&#13;
La Comtesse de Ségur commença sa féconde carrière d’autrice pour enfants à l’âge de 55 ans.  Souvent décriée, du moins à l’époque contemporaine, pour les traitements parfois durs réservés aux petits héros de ces romans, il est bon de rappeler que la Comtesse de Ségur ne cesse, dans ses ouvrages, de condamner les violences éducatives (ce qui, dans le contexte de son époque, est en soi novateur).&#13;
Dans « Les malheurs de Sophie », Sophie, petit double de l'écrivaine, est une petite fille, frondeuse et quelque peu délaissée par les adultes qui l'entourent.&#13;
« La poupée vécut très longtemps bien soignée, bien aimée ; mais petit à petit elle perdit ses charmes, voici comment. &#13;
Un jour, Sophie pensa qu’il était bon de laver les poupées, puisqu’on lavait les enfants ; elle prit de l’eau, une éponge, du savon, et se mit à débarbouiller sa poupée ; elle la débarbouilla si bien, qu’elle lui enleva toutes ses couleurs : les joues et les lèvres devinrent pâles comme si elle était malade, et restèrent toujours sans couleur. Sophie pleura, mais la poupée resta pâle. &#13;
Un autre jour, Sophie pensa qu’il fallait lui friser les cheveux ; elle lui mit donc des papillotes : elle les passa au fer chaud, pour que les cheveux fussent mieux frisés. Quand elle lui ôta ses papillotes, les cheveux restèrent dedans ; le fer était trop chaud, Sophie avait brûlé les cheveux de sa poupée, qui était chauve. Sophie pleura, mais la poupée resta chauve. &#13;
Un autre jour encore, Sophie, qui s’occupait beaucoup de l’éducation de sa poupée, voulut lui apprendre à faire des tours de force. Elle la suspendit par les bras à une ficelle ; la poupée, qui ne tenait pas bien, tomba et se cassa un bras. La maman essaya de la raccommoder ; mais, comme il manquait des morceaux, il fallut chauffer beaucoup la cire, et le bras resta plus court que l’autre. Sophie pleura, mais le bras resta plus court. »</itunes:summary>
			<description>Pour Pol…&#13;
« La poupée de cire », « L’enterrement » et « La chaux » sont des chapitres des &quot;Malheurs de Sophie&quot;.&#13;
Le roman « Les malheurs de Sophie » fut publié en 1858.&#13;
La Comtesse de Ségur commença sa féconde carrière d’autrice pour enfants à l’âge de 55 ans.  Souvent décriée, du moins à l’époque contemporaine, pour les traitements parfois durs réservés aux petits héros de ces romans, il est bon de rappeler que la Comtesse de Ségur ne cesse, dans ses ouvrages, de condamner les violences éducatives (ce qui, dans le contexte de son époque, est en soi novateur).&#13;
Dans « Les malheurs de Sophie », Sophie, petit double de l'écrivaine, est une petite fille, frondeuse et quelque peu délaissée par les adultes qui l'entourent.&#13;
« La poupée vécut très longtemps bien soignée, bien aimée ; mais petit à petit elle perdit ses charmes, voici comment. &#13;
Un jour, Sophie pensa qu’il était bon de laver les poupées, puisqu’on lavait les enfants ; elle prit de l’eau, une éponge, du savon, et se mit à débarbouiller sa poupée ; elle la débarbouilla si bien, qu’elle lui enleva toutes ses couleurs : les joues et les lèvres devinrent pâles comme si elle était malade, et restèrent toujours sans couleur. Sophie pleura, mais la poupée resta pâle. &#13;
Un autre jour, Sophie pensa qu’il fallait lui friser les cheveux ; elle lui mit donc des papillotes : elle les passa au fer chaud, pour que les cheveux fussent mieux frisés. Quand elle lui ôta ses papillotes, les cheveux restèrent dedans ; le fer était trop chaud, Sophie avait brûlé les cheveux de sa poupée, qui était chauve. Sophie pleura, mais la poupée resta chauve. &#13;
Un autre jour encore, Sophie, qui s’occupait beaucoup de l’éducation de sa poupée, voulut lui apprendre à faire des tours de force. Elle la suspendit par les bras à une ficelle ; la poupée, qui ne tenait pas bien, tomba et se cassa un bras. La maman essaya de la raccommoder ; mais, comme il manquait des morceaux, il fallut chauffer beaucoup la cire, et le bras resta plus court que l’autre. Sophie pleura, mais le bras resta plus court. »</description>
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			<pubDate>Tue, 06 Feb 2024 13:17:46 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>22:04</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Les malheurs de Sophie - Comtesse de Ségur</title>
			<itunes:subtitle>Extraits – Chapitres IV, VIII, IX</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>Pour Pol…&#13;
« Les petits poissons », « Les sourcils coupés » et « Le pain des chevaux » sont des chapitres des &quot;Malheurs de Sophie&quot;.&#13;
Le roman « Les malheurs de Sophie » fut publié en 1858.&#13;
La Comtesse de Ségur commença sa féconde carrière d’autrice pour enfants à l’âge de 55 ans.  Souvent décriée, du moins à l’époque contemporaine, pour les traitements parfois durs réservés aux petits héros de ces romans, il est bon de rappeler que la Comtesse de Ségur ne cesse, dans ses ouvrages, de condamner les violences éducatives (ce qui, dans le contexte de son époque, est en soi novateur).&#13;
Dans « Les malheurs de Sophie », Sophie, petit double de l'écrivaine, est une petite fille, frondeuse et quelque peu délaissée par les adultes qui l'entourent.&#13;
« Sophie était gourmande. Sa maman savait que trop manger est mauvais pour la santé ; aussi défendait-elle à Sophie de manger entre ses repas : mais Sophie, qui avait faim, mangeait tout ce qu’elle pouvait attraper. &#13;
Mme de Réan allait tous les jours, après déjeuner, vers deux heures, donner du pain et du sel aux chevaux de M. de Réan ; il en avait plus de cent. &#13;
Sophie suivait sa maman avec un panier plein de morceaux de pain bis, et lui en présentait un dans chaque stalle où elle entrait ; mais sa maman lui défendait sévèrement d’en manger, parce que ce pain noir et mal cuit lui ferait mal à l’estomac. &#13;
Elle finissait par l’écurie des poneys. Sophie avait un poney à elle, que lui avait donné son papa : c’était un tout petit cheval noir, pas plus grand qu’un petit âne ; on lui permettait de donner elle-même du pain à son poney. Souvent elle mordait dedans avant de le lui présenter. »</itunes:summary>
			<description>Pour Pol…&#13;
« Les petits poissons », « Les sourcils coupés » et « Le pain des chevaux » sont des chapitres des &quot;Malheurs de Sophie&quot;.&#13;
Le roman « Les malheurs de Sophie » fut publié en 1858.&#13;
La Comtesse de Ségur commença sa féconde carrière d’autrice pour enfants à l’âge de 55 ans.  Souvent décriée, du moins à l’époque contemporaine, pour les traitements parfois durs réservés aux petits héros de ces romans, il est bon de rappeler que la Comtesse de Ségur ne cesse, dans ses ouvrages, de condamner les violences éducatives (ce qui, dans le contexte de son époque, est en soi novateur).&#13;
Dans « Les malheurs de Sophie », Sophie, petit double de l'écrivaine, est une petite fille, frondeuse et quelque peu délaissée par les adultes qui l'entourent.&#13;
« Sophie était gourmande. Sa maman savait que trop manger est mauvais pour la santé ; aussi défendait-elle à Sophie de manger entre ses repas : mais Sophie, qui avait faim, mangeait tout ce qu’elle pouvait attraper. &#13;
Mme de Réan allait tous les jours, après déjeuner, vers deux heures, donner du pain et du sel aux chevaux de M. de Réan ; il en avait plus de cent. &#13;
Sophie suivait sa maman avec un panier plein de morceaux de pain bis, et lui en présentait un dans chaque stalle où elle entrait ; mais sa maman lui défendait sévèrement d’en manger, parce que ce pain noir et mal cuit lui ferait mal à l’estomac. &#13;
Elle finissait par l’écurie des poneys. Sophie avait un poney à elle, que lui avait donné son papa : c’était un tout petit cheval noir, pas plus grand qu’un petit âne ; on lui permettait de donner elle-même du pain à son poney. Souvent elle mordait dedans avant de le lui présenter. »</description>
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			<pubDate>Tue, 06 Feb 2024 13:16:34 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>27:10</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Silencieuse – L.T. Meade</title>
			<itunes:subtitle>Nouvelle - Partie 2/2</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>Merci Jean-Marie…&#13;
L.T. Meade (Elizabeth « Lilie » Thomasina Meade Smith) est une autrice d’origine irlandaise (1844-1914). Elle écrivit de très nombreux romans policiers et romans à destination des enfants et des jeunes filles. Elle débuta sa carrière avec des romans sociaux. Son œuvre est composée de près de 300 romans, malheureusement peu traduits en français.&#13;
L.T. Meade écrivit assidument pour le « Strand Magazine » de 1893 à 1903.&#13;
« Silencieuse » est une nouvelle publiée en décembre 1897 dans le « Strand Magazine » … Et il est bien certain que cette nouvelle fort angoissante n’était pas destinée à un jeune public.&#13;
Vous pouvez retrouver cette nouvelle de L.T. Meade dans le recueil &quot;La Sorcière du Strand et autres histoires&quot;. Ce recueil est complété par une préface et une bibliographie par Jean-Luc Buard, rédacteur en chef du Rocambole et auteur de l’essai Culture médiatique et presse numérisée. Le texte lu à l'antenne a été traduit par Robert Clifford, collaborateur du recueil pour les traductions. &#13;
« Cette histoire terrifiante est terminée, mais l’horreur des deux derniers mois restera en moi aussi longtemps que je vivrai. Demain, la jeune fille que j’ai soignée sera mariée. Pour elle, j’ai souffert et j’ai failli mourir. On souffre pour ceux qu’on aime, c’est la loi de la vie.&#13;
Je suis une femme de bonne naissance et une infirmière de profession. »</itunes:summary>
			<description>Merci Jean-Marie…&#13;
L.T. Meade (Elizabeth « Lilie » Thomasina Meade Smith) est une autrice d’origine irlandaise (1844-1914). Elle écrivit de très nombreux romans policiers et romans à destination des enfants et des jeunes filles. Elle débuta sa carrière avec des romans sociaux. Son œuvre est composée de près de 300 romans, malheureusement peu traduits en français.&#13;
L.T. Meade écrivit assidument pour le « Strand Magazine » de 1893 à 1903.&#13;
« Silencieuse » est une nouvelle publiée en décembre 1897 dans le « Strand Magazine » … Et il est bien certain que cette nouvelle fort angoissante n’était pas destinée à un jeune public.&#13;
Vous pouvez retrouver cette nouvelle de L.T. Meade dans le recueil &quot;La Sorcière du Strand et autres histoires&quot;. Ce recueil est complété par une préface et une bibliographie par Jean-Luc Buard, rédacteur en chef du Rocambole et auteur de l’essai Culture médiatique et presse numérisée. Le texte lu à l'antenne a été traduit par Robert Clifford, collaborateur du recueil pour les traductions. &#13;
« Cette histoire terrifiante est terminée, mais l’horreur des deux derniers mois restera en moi aussi longtemps que je vivrai. Demain, la jeune fille que j’ai soignée sera mariée. Pour elle, j’ai souffert et j’ai failli mourir. On souffre pour ceux qu’on aime, c’est la loi de la vie.&#13;
Je suis une femme de bonne naissance et une infirmière de profession. »</description>
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			<pubDate>Wed, 31 Jan 2024 15:45:00 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>25:54</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Silencieuse – L.T. Meade</title>
			<itunes:subtitle>Nouvelle - Partie 1/2</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>Merci Jean-Marie…&#13;
L.T. Meade (Elizabeth « Lilie » Thomasina Meade Smith) est une autrice d’origine irlandaise (1844-1914). Elle écrivit de très nombreux romans policiers et romans à destination des enfants et des jeunes filles. Elle débuta sa carrière avec des romans sociaux. Son œuvre est composée de près de 300 romans, malheureusement peu traduits en français.&#13;
L.T. Meade écrivit assidument pour le « Strand Magazine » de 1893 à 1903.&#13;
« Silencieuse » est une nouvelle publiée en décembre 1897 dans le « Strand Magazine » … Et il est bien certain que cette nouvelle fort angoissante n’était pas destinée à un jeune public.&#13;
Vous pouvez retrouver cette nouvelle de L.T. Meade dans le recueil &quot;La Sorcière du Strand et autres histoires&quot;. Ce recueil est complété par une préface et une bibliographie par Jean-Luc Buard, rédacteur en chef du Rocambole et auteur de l’essai Culture médiatique et presse numérisée. Le texte lu à l'antenne a été traduit par Robert Clifford, collaborateur du recueil pour les traductions. &#13;
« Cette histoire terrifiante est terminée, mais l’horreur des deux derniers mois restera en moi aussi longtemps que je vivrai. Demain, la jeune fille que j’ai soignée sera mariée. Pour elle, j’ai souffert et j’ai failli mourir. On souffre pour ceux qu’on aime, c’est la loi de la vie.&#13;
Je suis une femme de bonne naissance et une infirmière de profession. »</itunes:summary>
			<description>Merci Jean-Marie…&#13;
L.T. Meade (Elizabeth « Lilie » Thomasina Meade Smith) est une autrice d’origine irlandaise (1844-1914). Elle écrivit de très nombreux romans policiers et romans à destination des enfants et des jeunes filles. Elle débuta sa carrière avec des romans sociaux. Son œuvre est composée de près de 300 romans, malheureusement peu traduits en français.&#13;
L.T. Meade écrivit assidument pour le « Strand Magazine » de 1893 à 1903.&#13;
« Silencieuse » est une nouvelle publiée en décembre 1897 dans le « Strand Magazine » … Et il est bien certain que cette nouvelle fort angoissante n’était pas destinée à un jeune public.&#13;
Vous pouvez retrouver cette nouvelle de L.T. Meade dans le recueil &quot;La Sorcière du Strand et autres histoires&quot;. Ce recueil est complété par une préface et une bibliographie par Jean-Luc Buard, rédacteur en chef du Rocambole et auteur de l’essai Culture médiatique et presse numérisée. Le texte lu à l'antenne a été traduit par Robert Clifford, collaborateur du recueil pour les traductions. &#13;
« Cette histoire terrifiante est terminée, mais l’horreur des deux derniers mois restera en moi aussi longtemps que je vivrai. Demain, la jeune fille que j’ai soignée sera mariée. Pour elle, j’ai souffert et j’ai failli mourir. On souffre pour ceux qu’on aime, c’est la loi de la vie.&#13;
Je suis une femme de bonne naissance et une infirmière de profession. »</description>
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			<pubDate>Wed, 31 Jan 2024 15:45:00 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>25:02</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Les aspects sociaux du contrôle des naissances – Emma Goldman</title>
			<itunes:subtitle>Article</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>Cet article a été initialement publié dans « Mother Earth » sous le titre « The Social Aspects of Birth Control » le 11 avril 1916.&#13;
Emma Goldman est une militante libertaire et féministe.&#13;
En 1906, elle fonde le journal « Mother Earth » dont elle assure la rédaction en chef jusqu'à son interdiction en 1917.&#13;
 &#13;
« Le capitalisme, qui était au stade nouveau-né du temps de Malthus, est devenu depuis un gigantesque monstre insatiable. Il rugit, à travers son sifflet et sa machine, “Envoyez-moi vos enfants, je vais tordre leurs os, je vais sucer leur sang, je vais leur voler leur éclat,” car le capitalisme a un appétit insatiable.&#13;
Et à travers sa machinerie destructive, le militarisme, le capitalisme, “Envoyez-moi vos fils, je vais les former et les discipliner jusqu’à ce que toute humanité leur soit arrachée ; jusqu’à ce qu’ils deviennent des robots prêts à tirer et à tuer au commandement de leurs maîtres.” Le capitalisme ne peut pas se passer du militarisme et puisque les masses fournissent le matériau pour être détruit dans les tranchées et sur le champ de bataille, il doit disposer d’une espèce nombreuse. »</itunes:summary>
			<description>Cet article a été initialement publié dans « Mother Earth » sous le titre « The Social Aspects of Birth Control » le 11 avril 1916.&#13;
Emma Goldman est une militante libertaire et féministe.&#13;
En 1906, elle fonde le journal « Mother Earth » dont elle assure la rédaction en chef jusqu'à son interdiction en 1917.&#13;
 &#13;
« Le capitalisme, qui était au stade nouveau-né du temps de Malthus, est devenu depuis un gigantesque monstre insatiable. Il rugit, à travers son sifflet et sa machine, “Envoyez-moi vos enfants, je vais tordre leurs os, je vais sucer leur sang, je vais leur voler leur éclat,” car le capitalisme a un appétit insatiable.&#13;
Et à travers sa machinerie destructive, le militarisme, le capitalisme, “Envoyez-moi vos fils, je vais les former et les discipliner jusqu’à ce que toute humanité leur soit arrachée ; jusqu’à ce qu’ils deviennent des robots prêts à tirer et à tuer au commandement de leurs maîtres.” Le capitalisme ne peut pas se passer du militarisme et puisque les masses fournissent le matériau pour être détruit dans les tranchées et sur le champ de bataille, il doit disposer d’une espèce nombreuse. »</description>
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			<pubDate>Mon, 22 Jan 2024 14:54:24 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>24:10</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Du sentiment de la nature dans les sociétés modernes – Elisée Reclus</title>
			<itunes:subtitle>Article – Partie 1 et extrait de la partie 2</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>Élisée Reclus (1830-1905) est un géographe et militant anarchiste français. Il est l’un des précurseurs de la géographie sociale, de la géopolitique, de la géohistoire, de l'écologisme et de l'écologie.&#13;
« Du sentiment de la nature dans les sociétés modernes » a été publié par « la Revue des Deux Mondes » le 15 mai 1866.&#13;
« La Revue des Deux Mondes » est une revue de littérature et d'idées française, fondée en 1829. C'est l'une des plus anciennes publications périodiques encore en activité en France.&#13;
« Il se manifeste depuis quelque temps une véritable ferveur dans les sentiments d’amour qui rattachent les hommes d’art et de science à la nature. Les voyageurs se répandent en essaims dans toutes les contrées d’un accès facile, remarquables par la beauté de leurs sites ou le charme de leur climat. Des légions de peintres, de dessinateurs, de photographes, parcourent le monde des bords du Yang-tse-kiang à ceux du fleuve des Amazones ; ils étudient la terre, la mer, les forêts sous leurs, aspects les plus variés ; ils nous révèlent toutes les magnificences de la planète que nous habitons, et grâce à leur fréquentation de plus en plus intime avec la nature, grâce aux œuvres d’art rapportées de ces innombrables voyages, tous les hommes cultivés peuvent maintenant se rendre compte des traits et de la physionomie des diverses contrées du globe. Moins nombreux que les artistes, mais plus utiles encore dans leur travail d’exploration, les savants se sont aussi faits nomades, et la terre entière leur sert de cabinet d’étude : c’est en voyageant des Andes à l’Altaï que Humboldt a composé ses admirables Tableaux de la nature, dédiés, comme il le dit lui-même, à « ceux qui, par amour de la liberté, ont pu s’arracher aux vagues tempétueuses de la vie. »</itunes:summary>
			<description>Élisée Reclus (1830-1905) est un géographe et militant anarchiste français. Il est l’un des précurseurs de la géographie sociale, de la géopolitique, de la géohistoire, de l'écologisme et de l'écologie.&#13;
« Du sentiment de la nature dans les sociétés modernes » a été publié par « la Revue des Deux Mondes » le 15 mai 1866.&#13;
« La Revue des Deux Mondes » est une revue de littérature et d'idées française, fondée en 1829. C'est l'une des plus anciennes publications périodiques encore en activité en France.&#13;
« Il se manifeste depuis quelque temps une véritable ferveur dans les sentiments d’amour qui rattachent les hommes d’art et de science à la nature. Les voyageurs se répandent en essaims dans toutes les contrées d’un accès facile, remarquables par la beauté de leurs sites ou le charme de leur climat. Des légions de peintres, de dessinateurs, de photographes, parcourent le monde des bords du Yang-tse-kiang à ceux du fleuve des Amazones ; ils étudient la terre, la mer, les forêts sous leurs, aspects les plus variés ; ils nous révèlent toutes les magnificences de la planète que nous habitons, et grâce à leur fréquentation de plus en plus intime avec la nature, grâce aux œuvres d’art rapportées de ces innombrables voyages, tous les hommes cultivés peuvent maintenant se rendre compte des traits et de la physionomie des diverses contrées du globe. Moins nombreux que les artistes, mais plus utiles encore dans leur travail d’exploration, les savants se sont aussi faits nomades, et la terre entière leur sert de cabinet d’étude : c’est en voyageant des Andes à l’Altaï que Humboldt a composé ses admirables Tableaux de la nature, dédiés, comme il le dit lui-même, à « ceux qui, par amour de la liberté, ont pu s’arracher aux vagues tempétueuses de la vie. »</description>
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			<pubDate>Fri, 19 Jan 2024 16:10:00 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>41:52</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Heures de prison – Marie Capelle</title>
			<itunes:subtitle>Extraits choisis</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>Marie Fortunée Capelle, connue sous son nom d'épouse Marie Lafarge, écrivit ses mémoires lors de son incarcération.&#13;
Elle fut reconnue coupable d’avoir empoisonné son époux, Charles Pouch-Lafarge, dit Charles Lafarge en 1840.&#13;
Son procès eut un très important retentissement et reste à ce jour une énigme judiciaire sur de nombreux points…&#13;
Elle bénéficia du soutien de George Sand et d’Alexandre Dumas.&#13;
Juste avant de décéder, en 1852, à 36 ans, Marie Capelle a bénéficié d'une grâce présidentielle de la part du prince-président Louis-Napoléon Bonaparte.&#13;
 &#13;
« Quelle journée aujourd’hui ! Quelle journée demain ! Quelle vie à subir, ô mon Dieu ! jusqu’à l’heure où il vous plaira de me rappeler à vous !&#13;
Je suis comme une trépassée qui assisterait, pauvre âme en peine, aux apprêts de son convoi. Depuis ce matin, j’écoute, je réponds, je tends la main machinalement. Mou front est brûlant, mais je ne pense pas ; mon cœur bat, mais dans le vide ; mes sanglots m’étouffent, mais je ne pleure pas. Je ne serais plus sûre de vivre, si je n’étais certaine de souffrir. »</itunes:summary>
			<description>Marie Fortunée Capelle, connue sous son nom d'épouse Marie Lafarge, écrivit ses mémoires lors de son incarcération.&#13;
Elle fut reconnue coupable d’avoir empoisonné son époux, Charles Pouch-Lafarge, dit Charles Lafarge en 1840.&#13;
Son procès eut un très important retentissement et reste à ce jour une énigme judiciaire sur de nombreux points…&#13;
Elle bénéficia du soutien de George Sand et d’Alexandre Dumas.&#13;
Juste avant de décéder, en 1852, à 36 ans, Marie Capelle a bénéficié d'une grâce présidentielle de la part du prince-président Louis-Napoléon Bonaparte.&#13;
 &#13;
« Quelle journée aujourd’hui ! Quelle journée demain ! Quelle vie à subir, ô mon Dieu ! jusqu’à l’heure où il vous plaira de me rappeler à vous !&#13;
Je suis comme une trépassée qui assisterait, pauvre âme en peine, aux apprêts de son convoi. Depuis ce matin, j’écoute, je réponds, je tends la main machinalement. Mou front est brûlant, mais je ne pense pas ; mon cœur bat, mais dans le vide ; mes sanglots m’étouffent, mais je ne pleure pas. Je ne serais plus sûre de vivre, si je n’étais certaine de souffrir. »</description>
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			<pubDate>Tue, 16 Jan 2024 14:49:31 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>38:52</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Un bon petit diable - Comtesse de Ségur</title>
			<itunes:subtitle>Extrait du chapitre 1 &amp; chapitre 8</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Un bon petit diable » est le 12ème roman de la Comtesse de Ségur. Il a, tout d’abord, été publié sous forme de feuilleton dans « La semaine des enfants » à partir du 14 décembre 1864.&#13;
On sent l’influence de Dickens dans ce récit, qui, fait fort rare pour la Comtesse de Ségur, ne s’inscrit pas dans un environnement familier à l’écrivaine.&#13;
La comtesse de Ségur (Sophie Rostopchine) est une écrivaine d’origine russe. On lui doit les plus grands succès de la « Bibliothèque rose » (au côté d’Enid Blyton).&#13;
 &#13;
« Dans une petite ville d’Écosse, dans la petite rue des Combats, vivait une veuve d’une cinquantaine d’années, Mme Mac’Miche. Elle avait l’air dur et repoussant. Elle ne voyait personne, de peur de se trouver entraînée dans quelque dépense, car elle était d’une avarice extrême. Sa maison était vieille, sale et triste ; elle tricotait un jour dans une chambre du premier étage, simplement, presque misérablement meublée. »</itunes:summary>
			<description>« Un bon petit diable » est le 12ème roman de la Comtesse de Ségur. Il a, tout d’abord, été publié sous forme de feuilleton dans « La semaine des enfants » à partir du 14 décembre 1864.&#13;
On sent l’influence de Dickens dans ce récit, qui, fait fort rare pour la Comtesse de Ségur, ne s’inscrit pas dans un environnement familier à l’écrivaine.&#13;
La comtesse de Ségur (Sophie Rostopchine) est une écrivaine d’origine russe. On lui doit les plus grands succès de la « Bibliothèque rose » (au côté d’Enid Blyton).&#13;
 &#13;
« Dans une petite ville d’Écosse, dans la petite rue des Combats, vivait une veuve d’une cinquantaine d’années, Mme Mac’Miche. Elle avait l’air dur et repoussant. Elle ne voyait personne, de peur de se trouver entraînée dans quelque dépense, car elle était d’une avarice extrême. Sa maison était vieille, sale et triste ; elle tricotait un jour dans une chambre du premier étage, simplement, presque misérablement meublée. »</description>
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			<pubDate>Fri, 12 Jan 2024 08:07:51 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>27:34</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Les aventures de la nuit de Saint Sylvestre - Ernst Theodor Amadeus Hoffmann</title>
			<itunes:subtitle>Nouvelle. Partie 1/2</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Les aventures de la nuit de Saint Sylvestre » (« Die Abenteuer der Sylvesternacht ») est une nouvelle d’Ernst Theodor Amadeus Hoffmann que l’on peut lire dans le volume 4 du recueil « Les Fantaisies à la manière de Callot ». Ce quatrième volume fut publié en 1815. « Les Aventures de la nuit de Saint Sylvestre » est fortement imprégnée de « L'Étrange Histoire de Peter Schlemihl ou l’homme qui a vendu son ombre » d’Adelbert von Chamisso.&#13;
« Il peut être fort agréable de se promener de long en large sous les tilleuls, mais non pas dans la nuit de saint Sylvestre, par un froid suffisant et une neige battante... C'est une réflexion que je fis étant nu-tête et sans manteau, quand je sentis un vent glacé envelopper mon corps tout brûlant de fièvre. Je traversai dans cet état le pont de l'Opéra, et passant devant le château, je me détournai et je pris par le pont des Écluses en laissant la Monnaie derrière moi. – J'arrivai dans la rue des Chasseurs, près du magasin de Thierman : les appartements étaient fort bien éclairés ; j'allais entrer, car j'étais transi de froid, et je sentais le besoin de m'abreuver à longs traits de quelque liqueur forte. En ce moment une société, tout animée d'une joie bruyante, se précipita hors de la maison : ils parlaient d'huîtres superbes et de l'excellent vin de la comète de 1811. « Il avait bien raison, s'écria l'un d'eux, que je reconnus pour un officier supérieur des hulans, celui qui l'an passé, à Mayence, pestait contre ces faquins d'aubergistes qui n'avaient pas voulu absolument, en 1794, lui servir de leur vin de 1811. » – Tous riaient à gorge déployée. J'étais allé involontairement quelques pas plus loin, et je me trouvais devant un cabaret éclairé d'une seule lumière. Le Henri V de Shakespeare ne se vit-il pas réduit un jour à un tel degré de lassitude et d'humilité, que la pauvre créature nommée Petite-Bière lui vint à l'esprit ? Dans le fait, pareille chose m'arriva : j'avais soif d'une bouteille de bonne bière anglaise, et je descendis rapidement dans le cabaret. »</itunes:summary>
			<description>« Les aventures de la nuit de Saint Sylvestre » (« Die Abenteuer der Sylvesternacht ») est une nouvelle d’Ernst Theodor Amadeus Hoffmann que l’on peut lire dans le volume 4 du recueil « Les Fantaisies à la manière de Callot ». Ce quatrième volume fut publié en 1815. « Les Aventures de la nuit de Saint Sylvestre » est fortement imprégnée de « L'Étrange Histoire de Peter Schlemihl ou l’homme qui a vendu son ombre » d’Adelbert von Chamisso.&#13;
« Il peut être fort agréable de se promener de long en large sous les tilleuls, mais non pas dans la nuit de saint Sylvestre, par un froid suffisant et une neige battante... C'est une réflexion que je fis étant nu-tête et sans manteau, quand je sentis un vent glacé envelopper mon corps tout brûlant de fièvre. Je traversai dans cet état le pont de l'Opéra, et passant devant le château, je me détournai et je pris par le pont des Écluses en laissant la Monnaie derrière moi. – J'arrivai dans la rue des Chasseurs, près du magasin de Thierman : les appartements étaient fort bien éclairés ; j'allais entrer, car j'étais transi de froid, et je sentais le besoin de m'abreuver à longs traits de quelque liqueur forte. En ce moment une société, tout animée d'une joie bruyante, se précipita hors de la maison : ils parlaient d'huîtres superbes et de l'excellent vin de la comète de 1811. « Il avait bien raison, s'écria l'un d'eux, que je reconnus pour un officier supérieur des hulans, celui qui l'an passé, à Mayence, pestait contre ces faquins d'aubergistes qui n'avaient pas voulu absolument, en 1794, lui servir de leur vin de 1811. » – Tous riaient à gorge déployée. J'étais allé involontairement quelques pas plus loin, et je me trouvais devant un cabaret éclairé d'une seule lumière. Le Henri V de Shakespeare ne se vit-il pas réduit un jour à un tel degré de lassitude et d'humilité, que la pauvre créature nommée Petite-Bière lui vint à l'esprit ? Dans le fait, pareille chose m'arriva : j'avais soif d'une bouteille de bonne bière anglaise, et je descendis rapidement dans le cabaret. »</description>
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			<pubDate>Wed, 13 Dec 2023 16:37:36 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>45:12</itunes:duration>
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			<title>Les aventures de la nuit de Saint Sylvestre - Ernst Theodor Amadeus Hoffmann</title>
			<itunes:subtitle>Nouvelle. Partie 2/2</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Les aventures de la nuit de Saint Sylvestre » (« Die Abenteuer der Sylvesternacht ») est une nouvelle d’Ernst Theodor Amadeus Hoffmann que l’on peut lire dans le volume 4 du recueil « Les Fantaisies à la manière de Callot ». Ce quatrième volume fut publié en 1815. « Les Aventures de la nuit de Saint Sylvestre » est fortement imprégnée de « L'Étrange Histoire de Peter Schlemihl ou l’homme qui a vendu son ombre » d’Adelbert von Chamisso.&#13;
« Enfin, le moment était arrivé, où Erasme Spikher put accomplir le souhait de toute sa vie. Le coeur joyeux et la bourse bien garnie, il monta en voiture pour quitter le Nord, sa patrie, et pour aller chercher un climat plus doux sous le beau ciel de l'Italie. Sa bonne et pieuse femme répandit mille larmes, elle prit son petit Erasme et après lui avoir préalablement essuyé la bouche et mouché le nez, elle le leva dans la voiture, afin que son père l'embrassât bien encore avant de partir. « Adieu, mon cher Erasme Spikher ! » dit la femme en sanglotant, « je garderai bien la maison, pense souvent à moi, reste-moi fidèle et ne perds pas ton beau bonnet de voyage, s'il t'arrive, selon ton habitude, de dormir la tête hors de la voiture. » Spikher lui promit toutes ces choses. »</itunes:summary>
			<description>« Les aventures de la nuit de Saint Sylvestre » (« Die Abenteuer der Sylvesternacht ») est une nouvelle d’Ernst Theodor Amadeus Hoffmann que l’on peut lire dans le volume 4 du recueil « Les Fantaisies à la manière de Callot ». Ce quatrième volume fut publié en 1815. « Les Aventures de la nuit de Saint Sylvestre » est fortement imprégnée de « L'Étrange Histoire de Peter Schlemihl ou l’homme qui a vendu son ombre » d’Adelbert von Chamisso.&#13;
« Enfin, le moment était arrivé, où Erasme Spikher put accomplir le souhait de toute sa vie. Le coeur joyeux et la bourse bien garnie, il monta en voiture pour quitter le Nord, sa patrie, et pour aller chercher un climat plus doux sous le beau ciel de l'Italie. Sa bonne et pieuse femme répandit mille larmes, elle prit son petit Erasme et après lui avoir préalablement essuyé la bouche et mouché le nez, elle le leva dans la voiture, afin que son père l'embrassât bien encore avant de partir. « Adieu, mon cher Erasme Spikher ! » dit la femme en sanglotant, « je garderai bien la maison, pense souvent à moi, reste-moi fidèle et ne perds pas ton beau bonnet de voyage, s'il t'arrive, selon ton habitude, de dormir la tête hors de la voiture. » Spikher lui promit toutes ces choses. »</description>
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			<pubDate>Wed, 13 Dec 2023 16:34:44 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>47:19</itunes:duration>
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		<item>
			<title>Un souvenir de Noël – Truman Capote</title>
			<itunes:subtitle>Nouvelle</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Un souvenir de Noël » (« A Christmas Memory ») est une nouvelle de Truman Capote publiée en 1956. Truman Capote est un romancier, nouvelliste, scénariste américain. On lui doit le glaçant « De sang-froid » ou encore « Petit déjeuner chez Tiffany ».&#13;
« Gavé de charbon et de bûches, le fourneau noir rougeoie comme une citrouille éclairée de l’intérieur. Les fouets à œufs s’activent, les cuillères virevoltent dans les jattes de beurre et de sucre, la vanille adoucit l’air, le gingembre l’épice. Titillant les narines, les parfums mêlés emplissent la cuisine, envahissent la maison et, poussés par les volutes de la cheminée, s’échappent au-dehors. En quatre jours, notre œuvre est accomplie. Trente et un cakes, imbibés de whisky, se prélassent sur les rebords des fenêtres et les étagères. »</itunes:summary>
			<description>« Un souvenir de Noël » (« A Christmas Memory ») est une nouvelle de Truman Capote publiée en 1956. Truman Capote est un romancier, nouvelliste, scénariste américain. On lui doit le glaçant « De sang-froid » ou encore « Petit déjeuner chez Tiffany ».&#13;
« Gavé de charbon et de bûches, le fourneau noir rougeoie comme une citrouille éclairée de l’intérieur. Les fouets à œufs s’activent, les cuillères virevoltent dans les jattes de beurre et de sucre, la vanille adoucit l’air, le gingembre l’épice. Titillant les narines, les parfums mêlés emplissent la cuisine, envahissent la maison et, poussés par les volutes de la cheminée, s’échappent au-dehors. En quatre jours, notre œuvre est accomplie. Trente et un cakes, imbibés de whisky, se prélassent sur les rebords des fenêtres et les étagères. »</description>
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			<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 13:46:10 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>21:20</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Nuit de Noël – Madame de La Ville de Mirmont</title>
			<itunes:subtitle>Conte</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Nuit de Noël » est un conte que l’on peut trouver dans le recueil « Contes de Noël » de Madame de La Ville de Mirmont. L’œuvre fut publiée en 1906.&#13;
Madame de La Ville de Mirmont (Sophie Malan) est une écrivaine française. S’il est facile de trouver des informations sur son époux Henri de La Ville de Mirmont (normalien) et sur l’un de ses enfants, Jean de La Ville de Mirmont (poète), il semble que la mémoire collective est quelque peu reléguée Madame de La Ville de Mirmont au rôle de « femme de » et de « mère de ».&#13;
« L’arbre de Noël, un robuste sapin de la montagne, s’élève droit, imposant et un peu nu, dans la grande pièce lambrissée de vieux chêne.&#13;
Ses bougies, en trop petit nombre, éclairent mal les coins délabrés ; mais, dans la haute cheminée, une énorme bûche envoie sur le plancher, soigneusement lavé, sur les meubles, modestes et brillants, une chaude et joyeuse lueur rouge.&#13;
Sapin et bûche viennent de la grande forêt silencieuse où la brise de la montagne éveille en passant la senteur humide des feuillées, la forêt majestueuse, aux profondeurs de cathédrale, où la lumière, filtrant à travers les rameaux sombres, fait, sur l’épais tapis d’aiguillettes rousses qui cède sous les pas, une ombre mauve, mystérieuse et douce. On a vu grandir l’arbre auprès de la clairière « aux myrtilles » ; c’est un ami. Voilà déjà longtemps qu’il était destiné à faire la joie de la veillée de Noël. Le père Jousse, possesseur de ce coin de bois, l’avait promis aux enfants du pasteur. »</itunes:summary>
			<description>« Nuit de Noël » est un conte que l’on peut trouver dans le recueil « Contes de Noël » de Madame de La Ville de Mirmont. L’œuvre fut publiée en 1906.&#13;
Madame de La Ville de Mirmont (Sophie Malan) est une écrivaine française. S’il est facile de trouver des informations sur son époux Henri de La Ville de Mirmont (normalien) et sur l’un de ses enfants, Jean de La Ville de Mirmont (poète), il semble que la mémoire collective est quelque peu reléguée Madame de La Ville de Mirmont au rôle de « femme de » et de « mère de ».&#13;
« L’arbre de Noël, un robuste sapin de la montagne, s’élève droit, imposant et un peu nu, dans la grande pièce lambrissée de vieux chêne.&#13;
Ses bougies, en trop petit nombre, éclairent mal les coins délabrés ; mais, dans la haute cheminée, une énorme bûche envoie sur le plancher, soigneusement lavé, sur les meubles, modestes et brillants, une chaude et joyeuse lueur rouge.&#13;
Sapin et bûche viennent de la grande forêt silencieuse où la brise de la montagne éveille en passant la senteur humide des feuillées, la forêt majestueuse, aux profondeurs de cathédrale, où la lumière, filtrant à travers les rameaux sombres, fait, sur l’épais tapis d’aiguillettes rousses qui cède sous les pas, une ombre mauve, mystérieuse et douce. On a vu grandir l’arbre auprès de la clairière « aux myrtilles » ; c’est un ami. Voilà déjà longtemps qu’il était destiné à faire la joie de la veillée de Noël. Le père Jousse, possesseur de ce coin de bois, l’avait promis aux enfants du pasteur. »</description>
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			<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 11:40:32 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>48:44</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Me-Gish-Ho – Elisabeth Blaine-Jenkins &amp; Le petit renne</title>
			<itunes:subtitle>Contes</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Me-gish-ho, le petit garçon qui buvait du lait de renne » est un conte d’Elisabeth Blaine-Jenkins que l’on peut trouver dans la revue Jeunesse de la Croix-Rouge Française (l’édition du 1er octobre 1935).&#13;
« Le petit renne » est un conte sibérien paru dans la revue « Les petits bonshommes » en 1913. « Les petits bonshommes » est une revue pour la jeunesse ouvrière, née en 1911, dans le giron de Pierre Monatte. Pierre Monatte est le principal fondateur de la revue « La Vie ouvrière ».&#13;
« Depuis trois jours, le vieil Ivan, accompagné de son chien, battait en vain la forêt ; pas la moindre trace de renne avec son petit. Il était las, mais ne pouvait se décider à rentrer chez lui les mains vides. Le chien aussi était triste et épuisé.&#13;
Ils furent obligés de passer la troisième nuit dehors, auprès d’un maigre feu. »</itunes:summary>
			<description>« Me-gish-ho, le petit garçon qui buvait du lait de renne » est un conte d’Elisabeth Blaine-Jenkins que l’on peut trouver dans la revue Jeunesse de la Croix-Rouge Française (l’édition du 1er octobre 1935).&#13;
« Le petit renne » est un conte sibérien paru dans la revue « Les petits bonshommes » en 1913. « Les petits bonshommes » est une revue pour la jeunesse ouvrière, née en 1911, dans le giron de Pierre Monatte. Pierre Monatte est le principal fondateur de la revue « La Vie ouvrière ».&#13;
« Depuis trois jours, le vieil Ivan, accompagné de son chien, battait en vain la forêt ; pas la moindre trace de renne avec son petit. Il était las, mais ne pouvait se décider à rentrer chez lui les mains vides. Le chien aussi était triste et épuisé.&#13;
Ils furent obligés de passer la troisième nuit dehors, auprès d’un maigre feu. »</description>
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			<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 08:33:35 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>22:28</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Le crâne – Selma Lagerlöf</title>
			<itunes:subtitle>Nouvelle de Noël</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Le crâne » est une nouvelle de l’écrivaine suédoise Selma Lagerlöf.&#13;
Cette nouvelle se trouve dans le recueil « Le livre de Noël » (« Julklappsboken : och andra berättelser »).&#13;
« Le livre de Noël » est une publication posthume (1993).&#13;
Selma Lagerlöf est la première femme a avoir reçu un prix Nobel de littérature.&#13;
Son œuvre la plus célèbre est &quot;Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède&quot;.&#13;
« Il était une fois, dans la commune de Svartsjö, dans la province du Värmland, un homme qui, le jour du réveillon de Noël, fit une tournée de ses amis pour les inviter à partager le repas du soir, mais ne trouva personne qui voulût quitter sa maison. Il parcourut ainsi un bon bout de chemin mais finalement, quand la nuit commença à tomber sans qu’il eût réussi à attirer un seul hôte, il comprit qu’il n’avait plus qu’à retourner chez lui avec son dépit.</itunes:summary>
			<description>« Le crâne » est une nouvelle de l’écrivaine suédoise Selma Lagerlöf.&#13;
Cette nouvelle se trouve dans le recueil « Le livre de Noël » (« Julklappsboken : och andra berättelser »).&#13;
« Le livre de Noël » est une publication posthume (1993).&#13;
Selma Lagerlöf est la première femme a avoir reçu un prix Nobel de littérature.&#13;
Son œuvre la plus célèbre est &quot;Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède&quot;.&#13;
« Il était une fois, dans la commune de Svartsjö, dans la province du Värmland, un homme qui, le jour du réveillon de Noël, fit une tournée de ses amis pour les inviter à partager le repas du soir, mais ne trouva personne qui voulût quitter sa maison. Il parcourut ainsi un bon bout de chemin mais finalement, quand la nuit commença à tomber sans qu’il eût réussi à attirer un seul hôte, il comprit qu’il n’avait plus qu’à retourner chez lui avec son dépit.</description>
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			<pubDate>Fri, 01 Dec 2023 10:37:00 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>26:12</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Le vieux - Daphné du Maurier</title>
			<itunes:subtitle>Nouvelle</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Le vieux » (« The Old Man ») est une nouvelle de Daphné du Maurier qui fut publié dans le recueil « Les oiseaux et autres nouvelles » en 1952. Recueil ou l’on retrouve la nouvelle « Les oiseaux » (qui servit de base à Alfred Hitchcock. Du Maurier n’appréciera pas l’adaptation, ce que l’on peut aisément comprendre lorsque l’on compare la nouvelle au long métrage). L’ensemble des nouvelles nous plonge dans une atmosphère angoissante mais ô combien délectable.&#13;
 &#13;
« Le vent n'est pas tombé avant le mardi ; ce jour-là, je suis retourné à la plage. Y avait plein partout de varech, de bois d'épave, d'huile et de goudron. C’est toujours comme ça après l'ouragan d'est. Je regardai le lac, vers la baraque du Vieux, et je l'ai vu là, avec sa dame, juste au bord. Mais pas trace des enfants.&#13;
J'ai trouvé ça un peu drôle et j'ai attendu en pensant qu'ils allaient peut-être venir. Ils ne sont pas venus. »</itunes:summary>
			<description>« Le vieux » (« The Old Man ») est une nouvelle de Daphné du Maurier qui fut publié dans le recueil « Les oiseaux et autres nouvelles » en 1952. Recueil ou l’on retrouve la nouvelle « Les oiseaux » (qui servit de base à Alfred Hitchcock. Du Maurier n’appréciera pas l’adaptation, ce que l’on peut aisément comprendre lorsque l’on compare la nouvelle au long métrage). L’ensemble des nouvelles nous plonge dans une atmosphère angoissante mais ô combien délectable.&#13;
 &#13;
« Le vent n'est pas tombé avant le mardi ; ce jour-là, je suis retourné à la plage. Y avait plein partout de varech, de bois d'épave, d'huile et de goudron. C’est toujours comme ça après l'ouragan d'est. Je regardai le lac, vers la baraque du Vieux, et je l'ai vu là, avec sa dame, juste au bord. Mais pas trace des enfants.&#13;
J'ai trouvé ça un peu drôle et j'ai attendu en pensant qu'ils allaient peut-être venir. Ils ne sont pas venus. »</description>
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			<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 13:18:38 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>27:54</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>La chanson et la complainte de Saint Nicolas – Charles Sadoul &amp; Gérard de Nerval</title>
			<itunes:subtitle>Article &amp; texte</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« La chanson de Saint Nicolas » est un article de Charles Sadoul paru dans « Le pays lorrain : revue régionale bi-mensuelle » en 1904.&#13;
L’extrait de texte qui suit est de Gérard de Nerval, il a été publié dans le journal « La Sylvide » en 1842, puis à nouveau publié en 1856 dans « Les filles du feu : chansons et légendes du Valois ».&#13;
 &#13;
« Il était trois petits enfants&#13;
Qui s'en allaient glaner aux champs.&#13;
S'en vont au soir chez un boucher.&#13;
« Boucher, voudrais-tu nous loger ?&#13;
— Entrez, entrez, petits enfants,&#13;
Il y a de la place assurément. »&#13;
Ils n'étaient pas sitôt entrés&#13;
Que le boucher les a tués,&#13;
Les a coupés en petits morceaux,&#13;
Mis au saloir comme pourceaux. »</itunes:summary>
			<description>« La chanson de Saint Nicolas » est un article de Charles Sadoul paru dans « Le pays lorrain : revue régionale bi-mensuelle » en 1904.&#13;
L’extrait de texte qui suit est de Gérard de Nerval, il a été publié dans le journal « La Sylvide » en 1842, puis à nouveau publié en 1856 dans « Les filles du feu : chansons et légendes du Valois ».&#13;
 &#13;
« Il était trois petits enfants&#13;
Qui s'en allaient glaner aux champs.&#13;
S'en vont au soir chez un boucher.&#13;
« Boucher, voudrais-tu nous loger ?&#13;
— Entrez, entrez, petits enfants,&#13;
Il y a de la place assurément. »&#13;
Ils n'étaient pas sitôt entrés&#13;
Que le boucher les a tués,&#13;
Les a coupés en petits morceaux,&#13;
Mis au saloir comme pourceaux. »</description>
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			<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 12:30:48 +0100</pubDate>
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		</item>
		<item>
			<title>Souvenirs &amp; la légende de Marguerite – Marie-Sophie Leroyer de Chantepie</title>
			<itunes:subtitle>Chronique et légende</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Souvenirs » &amp;amp; « la légende de Marguerite » sont des textes de Marie-Sophie Leroyer de Chantepie parues en 1870.&#13;
Ecrivaine angevine et passionnée de littérature, Marie-Sophie Leroyer de Chantepie a correspondu avec George Sand et Gustave Flaubert. Elle était également l’amie d’Armand Barbès et de Richard Lahautière.&#13;
 &#13;
« Je redescends au jardin, le petit berceau qui le terminait et où je m’asseyais avec ma mère a été détruit. Ce fut près de là que je plantais les premiers dahlias ; cette fleur est pour moi l’objet d’un triste et doux souvenir, elle évoque une blanche et mélancolique figure, ombragée de cheveux blonds, et dont le regard de grands yeux bleus semblait lire dans ma pensée. À cette heure, que son âme n’habite plus la terre, elle lit encore bien plus profondément dans la mienne.&#13;
Tout cela n’existe plus pour moi qu’à l’état de souvenir ; toute ma famille a disparu, je suis la dernière de mon nom, qui ne sera plus tracé que sur ma tombe.&#13;
Quand j’interroge le passé, je me demande où s’en vont tant de générations disparues dans ce monde inconnu, dans cet océan, sans port et sans rives, qu’on nomme l’éternité. Ah ! combien nous avons besoin d’espérer et de croire en présence de l’infini. » &#13;
 </itunes:summary>
			<description>« Souvenirs » &amp;amp; « la légende de Marguerite » sont des textes de Marie-Sophie Leroyer de Chantepie parues en 1870.&#13;
Ecrivaine angevine et passionnée de littérature, Marie-Sophie Leroyer de Chantepie a correspondu avec George Sand et Gustave Flaubert. Elle était également l’amie d’Armand Barbès et de Richard Lahautière.&#13;
 &#13;
« Je redescends au jardin, le petit berceau qui le terminait et où je m’asseyais avec ma mère a été détruit. Ce fut près de là que je plantais les premiers dahlias ; cette fleur est pour moi l’objet d’un triste et doux souvenir, elle évoque une blanche et mélancolique figure, ombragée de cheveux blonds, et dont le regard de grands yeux bleus semblait lire dans ma pensée. À cette heure, que son âme n’habite plus la terre, elle lit encore bien plus profondément dans la mienne.&#13;
Tout cela n’existe plus pour moi qu’à l’état de souvenir ; toute ma famille a disparu, je suis la dernière de mon nom, qui ne sera plus tracé que sur ma tombe.&#13;
Quand j’interroge le passé, je me demande où s’en vont tant de générations disparues dans ce monde inconnu, dans cet océan, sans port et sans rives, qu’on nomme l’éternité. Ah ! combien nous avons besoin d’espérer et de croire en présence de l’infini. » &#13;
 </description>
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			<pubDate>Fri, 27 Oct 2023 14:51:42 +0200</pubDate>
			<itunes:duration>39:13</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>La petite sirène – Hans Christian Andersen</title>
			<itunes:subtitle>Conte, partie 2/2</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« La Petite Sirène » (« Den Lille Havfrue »), est un conte de l’écrivain danois Hans Christian Andersen. « La petite sirène » est publiée, ainsi que d’autres contes de l’auteur, dans un recueil en 1835.&#13;
Si la sirène d’Andersen est bien moins effrayante que celles des bestiaires médiévaux ou de la mythologie grecque, le conte, lui, est fort cruel et tragique.&#13;
 &#13;
« Si les hommes ne se noient pas, demanda la jeune princesse, est-ce qu’ils vivent éternellement ? Ne meurent-ils pas comme nous ?&#13;
 &#13;
— Sans doute, répondit la vieille, ils meurent, et leur existence est même plus courte que la nôtre. Nous autres, nous vivons quelquefois trois cents ans ; puis, cessant d’exister, nous nous transformons en écume, car au fond de la mer ne se trouvent point de tombes pour recevoir les corps inanimés. Notre âme n’est pas immortelle ; avec la mort tout est fini. Nous sommes comme les roseaux verts : une fois coupés, ils ne verdissent plus jamais ! Les hommes, au contraire, possèdent une âme qui vit éternellement, qui vit après que leur corps s’est changé en poussière ; cette âme monte à travers la subtilité de l’air jusqu’aux étoiles qui brillent, et, de même que nous nous élevons du fond des eaux pour voir le pays des hommes, ainsi eux s’élèvent à de délicieux endroits, immenses, inaccessibles aux peuples de la mer. » </itunes:summary>
			<description>« La Petite Sirène » (« Den Lille Havfrue »), est un conte de l’écrivain danois Hans Christian Andersen. « La petite sirène » est publiée, ainsi que d’autres contes de l’auteur, dans un recueil en 1835.&#13;
Si la sirène d’Andersen est bien moins effrayante que celles des bestiaires médiévaux ou de la mythologie grecque, le conte, lui, est fort cruel et tragique.&#13;
 &#13;
« Si les hommes ne se noient pas, demanda la jeune princesse, est-ce qu’ils vivent éternellement ? Ne meurent-ils pas comme nous ?&#13;
 &#13;
— Sans doute, répondit la vieille, ils meurent, et leur existence est même plus courte que la nôtre. Nous autres, nous vivons quelquefois trois cents ans ; puis, cessant d’exister, nous nous transformons en écume, car au fond de la mer ne se trouvent point de tombes pour recevoir les corps inanimés. Notre âme n’est pas immortelle ; avec la mort tout est fini. Nous sommes comme les roseaux verts : une fois coupés, ils ne verdissent plus jamais ! Les hommes, au contraire, possèdent une âme qui vit éternellement, qui vit après que leur corps s’est changé en poussière ; cette âme monte à travers la subtilité de l’air jusqu’aux étoiles qui brillent, et, de même que nous nous élevons du fond des eaux pour voir le pays des hommes, ainsi eux s’élèvent à de délicieux endroits, immenses, inaccessibles aux peuples de la mer. » </description>
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			<pubDate>Fri, 27 Oct 2023 12:04:00 +0200</pubDate>
			<itunes:duration>30:36</itunes:duration>
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		<item>
			<title>La petite sirène – Hans Christian Andersen</title>
			<itunes:subtitle>Conte, partie 1/2</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« La Petite Sirène » (« Den Lille Havfrue »), est un conte de l’écrivain danois Hans Christian Andersen. « La petite sirène » est publiée, ainsi que d’autres contes de l’auteur, dans un recueil en 1835.&#13;
Si la sirène d’Andersen est bien moins effrayante que celles des bestiaires médiévaux ou de la mythologie grecque, le conte, lui, est fort cruel et tragique.&#13;
 &#13;
« Lorsque sa tête apparut à la surface de la mer, le soleil venait de se coucher ; mais les nuages brillaient encore comme des roses et de l’or, et l’étoile du soir étincelait au milieu du ciel. &#13;
L’air était doux et frais, la mer paisible. Près de la petite sirène se trouvait un navire à trois mâts ; il n’avait qu’une voile dehors, à cause du calme, et les matelots étaient assis sur les vergues et sur les cordages. &#13;
La musique et les chants y résonnaient sans cesse, et à l’approche de la nuit on alluma cent lanternes de diverses couleurs suspendues aux cordages : on aurait cru voir les pavillons de toutes les nations. &#13;
La petite sirène nagea jusqu’à la fenêtre de la grande chambre, et, chaque fois que l’eau la soulevait, elle apercevait à travers les vitres transparentes une quantité d’hommes magnifiquement habillés. &#13;
Le plus beau d’entre eux était un jeune prince aux grands cheveux noirs, âgé d’environ seize ans, et c’était pour célébrer sa fête que tous ces préparatifs avaient lieu. »</itunes:summary>
			<description>« La Petite Sirène » (« Den Lille Havfrue »), est un conte de l’écrivain danois Hans Christian Andersen. « La petite sirène » est publiée, ainsi que d’autres contes de l’auteur, dans un recueil en 1835.&#13;
Si la sirène d’Andersen est bien moins effrayante que celles des bestiaires médiévaux ou de la mythologie grecque, le conte, lui, est fort cruel et tragique.&#13;
 &#13;
« Lorsque sa tête apparut à la surface de la mer, le soleil venait de se coucher ; mais les nuages brillaient encore comme des roses et de l’or, et l’étoile du soir étincelait au milieu du ciel. &#13;
L’air était doux et frais, la mer paisible. Près de la petite sirène se trouvait un navire à trois mâts ; il n’avait qu’une voile dehors, à cause du calme, et les matelots étaient assis sur les vergues et sur les cordages. &#13;
La musique et les chants y résonnaient sans cesse, et à l’approche de la nuit on alluma cent lanternes de diverses couleurs suspendues aux cordages : on aurait cru voir les pavillons de toutes les nations. &#13;
La petite sirène nagea jusqu’à la fenêtre de la grande chambre, et, chaque fois que l’eau la soulevait, elle apercevait à travers les vitres transparentes une quantité d’hommes magnifiquement habillés. &#13;
Le plus beau d’entre eux était un jeune prince aux grands cheveux noirs, âgé d’environ seize ans, et c’était pour célébrer sa fête que tous ces préparatifs avaient lieu. »</description>
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			<pubDate>Fri, 27 Oct 2023 12:00:00 +0200</pubDate>
			<itunes:duration>32:15</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Le lycanthrope - Pétrus Borel</title>
			<itunes:subtitle>Nouvelle. Partie 2/2</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Le lycanthrope » est une nouvelle que l’on peut trouver dans le recueil « Champavert ou les contes immoraux » paru en 1833. Cet ouvrage est un sommet de noirceur et de cruauté qui relate fort bien les injustices de son époque. Pétrus Borel (1809-1859) est l’un des représentant du frénétisme poétique.&#13;
« — Champavert, tu blasphèmes en parlant ainsi de néant, tu me fais mal infernalement ! … Regarde donc ce ciel sillonné, cette plaine, ces monts, cette majestueuse nature ! regarde-moi ! Et après cela, crois au néant si tu peux ?&#13;
— Comme toi, Flava, j’aimais jadis les poèmes et les phrases.&#13;
— Hélas ! si nous ne devions pas renaître heureux pour l’éternité, ce serait bien atroce ! … Une vie de souffrances et de misères et plus rien après ? …&#13;
—Le néant.&#13;
— Oh ! tu ne le crois pas !&#13;
— Si, je le crois ! C’est par lâcheté que les hommes reculent devant l’anéantissement : ils se façonnent à leur guise une vie future, se bercent et s’enivrent de ce mensonge qu’ils se sont fait à eux-mêmes ; et, tous contents de cette trouvaille, quand ils agonisent, comme des fous sur le lit de fer, avec un rire niais sur les lèvres, ils vous disent : — Adieu! au revoir, je pars pour un monde meilleur, nous nous retrouverons là-haut! et puis, avec un rire encore plus niais, les héritiers, joyeux dans le cœur, répondent : — Adieu! bon voyage! nous nous rejoindrons avant peu, préparez nos places dans l’hôtellerie du paradis.&#13;
Eh bien ! non ! idiots que vous êtes ! vous allez où vont toutes choses, au néant ! … Et c’est face à face avec la mort, et le pied dans la fosse, lâches, que je vous dis cela !»</itunes:summary>
			<description>« Le lycanthrope » est une nouvelle que l’on peut trouver dans le recueil « Champavert ou les contes immoraux » paru en 1833. Cet ouvrage est un sommet de noirceur et de cruauté qui relate fort bien les injustices de son époque. Pétrus Borel (1809-1859) est l’un des représentant du frénétisme poétique.&#13;
« — Champavert, tu blasphèmes en parlant ainsi de néant, tu me fais mal infernalement ! … Regarde donc ce ciel sillonné, cette plaine, ces monts, cette majestueuse nature ! regarde-moi ! Et après cela, crois au néant si tu peux ?&#13;
— Comme toi, Flava, j’aimais jadis les poèmes et les phrases.&#13;
— Hélas ! si nous ne devions pas renaître heureux pour l’éternité, ce serait bien atroce ! … Une vie de souffrances et de misères et plus rien après ? …&#13;
—Le néant.&#13;
— Oh ! tu ne le crois pas !&#13;
— Si, je le crois ! C’est par lâcheté que les hommes reculent devant l’anéantissement : ils se façonnent à leur guise une vie future, se bercent et s’enivrent de ce mensonge qu’ils se sont fait à eux-mêmes ; et, tous contents de cette trouvaille, quand ils agonisent, comme des fous sur le lit de fer, avec un rire niais sur les lèvres, ils vous disent : — Adieu! au revoir, je pars pour un monde meilleur, nous nous retrouverons là-haut! et puis, avec un rire encore plus niais, les héritiers, joyeux dans le cœur, répondent : — Adieu! bon voyage! nous nous rejoindrons avant peu, préparez nos places dans l’hôtellerie du paradis.&#13;
Eh bien ! non ! idiots que vous êtes ! vous allez où vont toutes choses, au néant ! … Et c’est face à face avec la mort, et le pied dans la fosse, lâches, que je vous dis cela !»</description>
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			<pubDate>Mon, 23 Oct 2023 07:02:00 +0200</pubDate>
			<itunes:duration>32:17</itunes:duration>
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		<item>
			<title>Le lycanthrope - Pétrus Borel</title>
			<itunes:subtitle>Nouvelle. Partie 1/2</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Le lycanthrope » est une nouvelle que l’on peut trouver dans le recueil « Champavert ou les contes immoraux » paru en 1833. Cet ouvrage est un sommet de noirceur et de cruauté qui relate fort bien les injustices de son époque. Pétrus Borel (1809-1859) est l’un des représentant du frénétisme poétique.&#13;
« Son mauvais cœur palpitait de joie : il ne voulait rien laisser après lui qui pût être utile, rien ; il ne voulait pas qu’après sa mort, on se partageât, le rire sur la lèvre, ce qu’il avait possédé ; qu’un autre après lui vînt aimer un objet qu’il avait aimé ; qu’un autre promenât ses dépouilles au soleil. S’il avait eu de l’or, il aurait été le jeter à l’eau ou l’enfouir, tant son aversion pour les hommes était profonde, tant il abhorrait l’héritage. Ce n’est pas lui qui aurait fait planter des arbres sur sa tombe pour abriter le voyageur lassé pendant le midi ; il aurait plutôt fait creuser une chausse-trappe sur sa fosse pour y engloutir le voiturier égaré ou le piéton perdu dans l’herbe haute. »</itunes:summary>
			<description>« Le lycanthrope » est une nouvelle que l’on peut trouver dans le recueil « Champavert ou les contes immoraux » paru en 1833. Cet ouvrage est un sommet de noirceur et de cruauté qui relate fort bien les injustices de son époque. Pétrus Borel (1809-1859) est l’un des représentant du frénétisme poétique.&#13;
« Son mauvais cœur palpitait de joie : il ne voulait rien laisser après lui qui pût être utile, rien ; il ne voulait pas qu’après sa mort, on se partageât, le rire sur la lèvre, ce qu’il avait possédé ; qu’un autre après lui vînt aimer un objet qu’il avait aimé ; qu’un autre promenât ses dépouilles au soleil. S’il avait eu de l’or, il aurait été le jeter à l’eau ou l’enfouir, tant son aversion pour les hommes était profonde, tant il abhorrait l’héritage. Ce n’est pas lui qui aurait fait planter des arbres sur sa tombe pour abriter le voyageur lassé pendant le midi ; il aurait plutôt fait creuser une chausse-trappe sur sa fosse pour y engloutir le voiturier égaré ou le piéton perdu dans l’herbe haute. »</description>
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			<pubDate>Mon, 23 Oct 2023 07:01:00 +0200</pubDate>
			<itunes:duration>25:09</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Petits récits - Franz Kafka</title>
			<itunes:subtitle>Le nouvel avocat, Un fratricide, Une visite dans la mine &amp; En haut des gradins</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Le nouvel avocat », « Une visite dans la mine », « Un fratricide » &amp;amp; « En haut des gradins » sont des petits récits de Franz Kafka. Ils figurent dans le recueil « Un médecin de campagne » (« Ein Landarzt ») publié en 1920.&#13;
« Nous avons un nouvel avocat, maître Bucéphale. Dans son aspect extérieur, peu de choses rappellent l’époque où il était encore un destrier d’Alexandre de Macédoine. On en remarque néanmoins quelques-unes, pour peu qu’on soit au courant des faits. C’est ainsi que j’ai bien vu, l’autre jour, un simple petit employé du tribunal qui, sur le grand escalier, jetait le regard admiratif et averti du modeste habitué des champs de courses sur notre avocat, tandis que celui-ci, levant haut les cuisses, gravissait les degrés de marbre d’un pas sonore. &#13;
D’une façon générale, notre cabinet approuve l’arrivée de Bucéphale. »</itunes:summary>
			<description>« Le nouvel avocat », « Une visite dans la mine », « Un fratricide » &amp;amp; « En haut des gradins » sont des petits récits de Franz Kafka. Ils figurent dans le recueil « Un médecin de campagne » (« Ein Landarzt ») publié en 1920.&#13;
« Nous avons un nouvel avocat, maître Bucéphale. Dans son aspect extérieur, peu de choses rappellent l’époque où il était encore un destrier d’Alexandre de Macédoine. On en remarque néanmoins quelques-unes, pour peu qu’on soit au courant des faits. C’est ainsi que j’ai bien vu, l’autre jour, un simple petit employé du tribunal qui, sur le grand escalier, jetait le regard admiratif et averti du modeste habitué des champs de courses sur notre avocat, tandis que celui-ci, levant haut les cuisses, gravissait les degrés de marbre d’un pas sonore. &#13;
D’une façon générale, notre cabinet approuve l’arrivée de Bucéphale. »</description>
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			<pubDate>Mon, 16 Oct 2023 10:08:00 +0200</pubDate>
			<itunes:duration>28:03</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Orgueil et préjugés - Jane Austen</title>
			<itunes:subtitle>Chapitres 1, 7, 14, 19</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Orgueil et Préjugés » (« Pride and Prejudice ») est le plus célèbre roman de l’écrivaine Jane Austen. Il est paru en 1813, sans mention du nom de son autrice.&#13;
Le choix des chapitres, lus durant ce radiobook, présente les relations entre Mr. Collins et la famille Bennet. Il met également en lumière, de façon, certes, caricaturale, les problématiques d’héritage que subissent les femmes de la gentry anglaise.&#13;
« C’est une vérité universellement reconnue qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie de se marier, et, si peu que l’on sache de son sentiment à cet égard, lorsqu’il arrive dans une nouvelle résidence, cette idée est si bien fixée dans l’esprit de ses voisins qu’ils le considèrent sur-le-champ comme la propriété légitime de l’une ou l’autre de leurs filles.&#13;
– Savez-vous, mon cher ami, dit un jour Mrs. Bennet à son mari, que Netherfield Park est enfin loué ?&#13;
Mr. Bennet répondit qu’il l’ignorait.&#13;
– Eh bien, c’est chose faite. Je le tiens de Mrs. Long qui sort d’ici.&#13;
Mr. Bennet garda le silence.&#13;
– Vous n’avez donc pas envie de savoir qui s’y installe ! s’écria sa femme impatientée.&#13;
– Vous brûlez de me le dire et je ne vois aucun inconvénient à l’apprendre.&#13;
Mrs. Bennet n’en demandait pas davantage.&#13;
– Eh bien, mon ami, à ce que dit Mrs. Long, le nouveau locataire de Netherfield serait un jeune homme très riche du nord de l’Angleterre. Il est venu lundi dernier en chaise de poste pour visiter la propriété et l’a trouvée tellement à son goût qu’il s’est immédiatement entendu avec Mr. Morris. Il doit s’y installer avant la Saint-Michel et plusieurs domestiques arrivent dès la fin de la semaine prochaine afin de mettre la maison en état.&#13;
– Comment s’appelle-t-il ?&#13;
– Bingley.&#13;
– Marié ou célibataire ?&#13;
– Oh ! mon ami, célibataire ! célibataire et très riche ! Quatre ou cinq mille livres de rente ! Quelle chance pour nos filles !&#13;
– Nos filles ? En quoi cela les touche-t-il ?&#13;
– Que vous êtes donc agaçant, mon ami ! Je pense, vous le devinez bien, qu’il pourrait être un parti pour l’une d’elles.&#13;
– Est-ce dans cette intention qu’il vient s’installer ici ? »</itunes:summary>
			<description>« Orgueil et Préjugés » (« Pride and Prejudice ») est le plus célèbre roman de l’écrivaine Jane Austen. Il est paru en 1813, sans mention du nom de son autrice.&#13;
Le choix des chapitres, lus durant ce radiobook, présente les relations entre Mr. Collins et la famille Bennet. Il met également en lumière, de façon, certes, caricaturale, les problématiques d’héritage que subissent les femmes de la gentry anglaise.&#13;
« C’est une vérité universellement reconnue qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie de se marier, et, si peu que l’on sache de son sentiment à cet égard, lorsqu’il arrive dans une nouvelle résidence, cette idée est si bien fixée dans l’esprit de ses voisins qu’ils le considèrent sur-le-champ comme la propriété légitime de l’une ou l’autre de leurs filles.&#13;
– Savez-vous, mon cher ami, dit un jour Mrs. Bennet à son mari, que Netherfield Park est enfin loué ?&#13;
Mr. Bennet répondit qu’il l’ignorait.&#13;
– Eh bien, c’est chose faite. Je le tiens de Mrs. Long qui sort d’ici.&#13;
Mr. Bennet garda le silence.&#13;
– Vous n’avez donc pas envie de savoir qui s’y installe ! s’écria sa femme impatientée.&#13;
– Vous brûlez de me le dire et je ne vois aucun inconvénient à l’apprendre.&#13;
Mrs. Bennet n’en demandait pas davantage.&#13;
– Eh bien, mon ami, à ce que dit Mrs. Long, le nouveau locataire de Netherfield serait un jeune homme très riche du nord de l’Angleterre. Il est venu lundi dernier en chaise de poste pour visiter la propriété et l’a trouvée tellement à son goût qu’il s’est immédiatement entendu avec Mr. Morris. Il doit s’y installer avant la Saint-Michel et plusieurs domestiques arrivent dès la fin de la semaine prochaine afin de mettre la maison en état.&#13;
– Comment s’appelle-t-il ?&#13;
– Bingley.&#13;
– Marié ou célibataire ?&#13;
– Oh ! mon ami, célibataire ! célibataire et très riche ! Quatre ou cinq mille livres de rente ! Quelle chance pour nos filles !&#13;
– Nos filles ? En quoi cela les touche-t-il ?&#13;
– Que vous êtes donc agaçant, mon ami ! Je pense, vous le devinez bien, qu’il pourrait être un parti pour l’une d’elles.&#13;
– Est-ce dans cette intention qu’il vient s’installer ici ? »</description>
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			<pubDate>Sat, 07 Oct 2023 15:41:00 +0200</pubDate>
			<itunes:duration>37:25</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Héritage fatal, Belle-mère &amp; Le chat patriote - Camille Bias</title>
			<itunes:subtitle>Trois nouvelles</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>Camille Bias (de son vrai nom Désirée Joséphine Legrand) est une autrice de romans mais aussi une journaliste communarde. Elle est amie avec Louise Michel et a hébergé Auguste Blanqui en 1860.&#13;
« Héritage fatal » est une nouvelle parue le 25 février 1894 dans « Le Progrès de l’Est », « Belle-mère » est parue le 22 mars 1894 dans « La Lanterne » et la nouvelle « Le chat patriote » se trouve dans le « Gil Blas Illustré » du 30 aout 1901.&#13;
 &#13;
« Dix-huit ans, une beauté réelle, une fortune bien assise, un mari qui l’aimait et à qui elle s’était donnée par amour, toutes ces chances de bonheur ne pouvaient empêcher la jeune femme de souffrir.&#13;
Sa belle-mère la gênait. &#13;
C’est que Mme Serravalle aimait son fils, pour lequel restée veuve à vingt-quatre ans, elle ne s’était jamais remariée. Et elle était encore belle, cette femme dont la vie s’était écoulée sans secousses à élever doucement son enfant. Et celui-ci lui avait rendu ses tendresses, les lui rendait encore à profusion, comme pour lui faire oublier qu’un autre amour avait pris place dans son cœur de vingt ans. ! »&#13;
 </itunes:summary>
			<description>Camille Bias (de son vrai nom Désirée Joséphine Legrand) est une autrice de romans mais aussi une journaliste communarde. Elle est amie avec Louise Michel et a hébergé Auguste Blanqui en 1860.&#13;
« Héritage fatal » est une nouvelle parue le 25 février 1894 dans « Le Progrès de l’Est », « Belle-mère » est parue le 22 mars 1894 dans « La Lanterne » et la nouvelle « Le chat patriote » se trouve dans le « Gil Blas Illustré » du 30 aout 1901.&#13;
 &#13;
« Dix-huit ans, une beauté réelle, une fortune bien assise, un mari qui l’aimait et à qui elle s’était donnée par amour, toutes ces chances de bonheur ne pouvaient empêcher la jeune femme de souffrir.&#13;
Sa belle-mère la gênait. &#13;
C’est que Mme Serravalle aimait son fils, pour lequel restée veuve à vingt-quatre ans, elle ne s’était jamais remariée. Et elle était encore belle, cette femme dont la vie s’était écoulée sans secousses à élever doucement son enfant. Et celui-ci lui avait rendu ses tendresses, les lui rendait encore à profusion, comme pour lui faire oublier qu’un autre amour avait pris place dans son cœur de vingt ans. ! »&#13;
 </description>
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			<pubDate>Wed, 04 Oct 2023 07:45:00 +0200</pubDate>
			<itunes:duration>41:01</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Contes et Légendes - Louise Michel</title>
			<itunes:subtitle>La vieille Chéchette, les dix sous de Marthe &amp; l’héritage du grand-père Blaise</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« La vieille Chéchette », « les dix sous de Marthe » &amp;amp; « l’héritage du grand-père Blaise » sont trois contes tirés de l’ouvrage « Contes et légendes » paru en 1884.&#13;
Militante anarchiste mais aussi institutrice et écrivaine prolifique, Louise Michel écrivit également des contes à destination du jeune public.&#13;
« Il y a des êtres tellement disgraciés de la nature, tellement étranges à voir ou à entendre, que leur seul aspect est un sujet de tristes études pour les uns, de folles moqueries pour les autres.&#13;
Plusieurs de ces êtres-là n’ont pas toujours été ainsi : les uns ont eu quelque accident au moral ou au physique, les autres, à force de se laisser mollement aller à la fatigue ou à la paresse, sont descendus de quelques degrés et, sur cette pente-là, il n’y a plus de raison pour qu’on s’arrête.&#13;
D’autres encore (ce qui est affreux pour l’humanité) sont devenus ainsi sous la pression des persécutions. — Ce n’est pas le plus grand nombre qui ont été frappés dès leur naissance. »</itunes:summary>
			<description>« La vieille Chéchette », « les dix sous de Marthe » &amp;amp; « l’héritage du grand-père Blaise » sont trois contes tirés de l’ouvrage « Contes et légendes » paru en 1884.&#13;
Militante anarchiste mais aussi institutrice et écrivaine prolifique, Louise Michel écrivit également des contes à destination du jeune public.&#13;
« Il y a des êtres tellement disgraciés de la nature, tellement étranges à voir ou à entendre, que leur seul aspect est un sujet de tristes études pour les uns, de folles moqueries pour les autres.&#13;
Plusieurs de ces êtres-là n’ont pas toujours été ainsi : les uns ont eu quelque accident au moral ou au physique, les autres, à force de se laisser mollement aller à la fatigue ou à la paresse, sont descendus de quelques degrés et, sur cette pente-là, il n’y a plus de raison pour qu’on s’arrête.&#13;
D’autres encore (ce qui est affreux pour l’humanité) sont devenus ainsi sous la pression des persécutions. — Ce n’est pas le plus grand nombre qui ont été frappés dès leur naissance. »</description>
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			<pubDate>Mon, 02 Oct 2023 08:13:00 +0200</pubDate>
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			<title>Un cœur simple - Gustave Flaubert</title>
			<itunes:subtitle>Partie 3/3</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Un cœur simple » est une nouvelle de Gustave Flaubert parue dans le livre « Trois Contes », publié en 1877.&#13;
Gustave Flaubert écrivit, dans une lettre de 1876 : &quot;L'Histoire d'un cœur simple est tout bonnement le récit d'une vie obscure, celle d'une pauvre fille de campagne, dévote mais pas mystique, dévouée sans exaltation et tendre comme du pain frais. Elle aime successivement un homme, les enfants de sa maîtresse, un neveu, un vieillard qu'elle soigne, puis son perroquet [...]. Cela n'est nullement ironique comme vous le supposez, mais au contraire très sérieux et très triste. Je veux apitoyer, faire pleurer les âmes sensibles, en étant une moi-même.&quot;&#13;
« Il s’appelait Loulou. Son corps était vert, le bout de ses ailes rose, son front bleu, et sa gorge dorée. Mais il avait la fatigante manie de mordre son bâton, s’arrachait les plumes, éparpillait ses ordures, répandait l’eau de sa baignoire ; Mme Aubain, qu’il ennuyait, le donna pour toujours à Félicité. Elle entreprit de l’instruire ; bientôt il répéta : « Charmant garçon ! Serviteur, monsieur ! Je vous salue, Marie ! » Il était placé auprès de la porte, et plusieurs s’étonnaient qu’il ne répondît pas au nom de Jacquot, puisque tous les perroquets s’appellent Jacquot. On le comparait à une dinde, à une bûche : autant de coups de poignard pour Félicité ! »</itunes:summary>
			<description>« Un cœur simple » est une nouvelle de Gustave Flaubert parue dans le livre « Trois Contes », publié en 1877.&#13;
Gustave Flaubert écrivit, dans une lettre de 1876 : &quot;L'Histoire d'un cœur simple est tout bonnement le récit d'une vie obscure, celle d'une pauvre fille de campagne, dévote mais pas mystique, dévouée sans exaltation et tendre comme du pain frais. Elle aime successivement un homme, les enfants de sa maîtresse, un neveu, un vieillard qu'elle soigne, puis son perroquet [...]. Cela n'est nullement ironique comme vous le supposez, mais au contraire très sérieux et très triste. Je veux apitoyer, faire pleurer les âmes sensibles, en étant une moi-même.&quot;&#13;
« Il s’appelait Loulou. Son corps était vert, le bout de ses ailes rose, son front bleu, et sa gorge dorée. Mais il avait la fatigante manie de mordre son bâton, s’arrachait les plumes, éparpillait ses ordures, répandait l’eau de sa baignoire ; Mme Aubain, qu’il ennuyait, le donna pour toujours à Félicité. Elle entreprit de l’instruire ; bientôt il répéta : « Charmant garçon ! Serviteur, monsieur ! Je vous salue, Marie ! » Il était placé auprès de la porte, et plusieurs s’étonnaient qu’il ne répondît pas au nom de Jacquot, puisque tous les perroquets s’appellent Jacquot. On le comparait à une dinde, à une bûche : autant de coups de poignard pour Félicité ! »</description>
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			<pubDate>Mon, 11 Sep 2023 10:33:00 +0200</pubDate>
			<itunes:duration>29:05</itunes:duration>
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			<title>Un cœur simple - Gustave Flaubert</title>
			<itunes:subtitle>Partie 2/3</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Un cœur simple » est une nouvelle de Gustave Flaubert parue dans le livre « Trois Contes », publié en 1877.&#13;
Gustave Flaubert écrivit, dans une lettre de 1876 : &quot;L'Histoire d'un cœur simple est tout bonnement le récit d'une vie obscure, celle d'une pauvre fille de campagne, dévote mais pas mystique, dévouée sans exaltation et tendre comme du pain frais. Elle aime successivement un homme, les enfants de sa maîtresse, un neveu, un vieillard qu'elle soigne, puis son perroquet [...]. Cela n'est nullement ironique comme vous le supposez, mais au contraire très sérieux et très triste. Je veux apitoyer, faire pleurer les âmes sensibles, en étant une moi-même.&quot;&#13;
« Pendant deux nuits, Félicité ne quitta pas la morte. Elle répétait les mêmes prières, jetait de l’eau bénite sur les draps, revenait s’asseoir, et la contemplait. A la fin de la première veille, elle remarqua que la figure avait jauni, les lèvres bleuirent, le nez se pinçait, les yeux s’enfonçaient. Elle les baisa plusieurs fois ; et n’eût pas éprouvé un immense étonnement si Virginie les eût rouverts ; pour de pareilles âmes le surnaturel est tout simple. »</itunes:summary>
			<description>« Un cœur simple » est une nouvelle de Gustave Flaubert parue dans le livre « Trois Contes », publié en 1877.&#13;
Gustave Flaubert écrivit, dans une lettre de 1876 : &quot;L'Histoire d'un cœur simple est tout bonnement le récit d'une vie obscure, celle d'une pauvre fille de campagne, dévote mais pas mystique, dévouée sans exaltation et tendre comme du pain frais. Elle aime successivement un homme, les enfants de sa maîtresse, un neveu, un vieillard qu'elle soigne, puis son perroquet [...]. Cela n'est nullement ironique comme vous le supposez, mais au contraire très sérieux et très triste. Je veux apitoyer, faire pleurer les âmes sensibles, en étant une moi-même.&quot;&#13;
« Pendant deux nuits, Félicité ne quitta pas la morte. Elle répétait les mêmes prières, jetait de l’eau bénite sur les draps, revenait s’asseoir, et la contemplait. A la fin de la première veille, elle remarqua que la figure avait jauni, les lèvres bleuirent, le nez se pinçait, les yeux s’enfonçaient. Elle les baisa plusieurs fois ; et n’eût pas éprouvé un immense étonnement si Virginie les eût rouverts ; pour de pareilles âmes le surnaturel est tout simple. »</description>
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			<pubDate>Mon, 04 Sep 2023 10:33:00 +0200</pubDate>
			<itunes:duration>33:20</itunes:duration>
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			<title>Un cœur simple - Gustave Flaubert</title>
			<itunes:subtitle>Partie 1/3</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Un cœur simple » est une nouvelle de Gustave Flaubert parue dans le livre « Trois Contes », publié en 1877.&#13;
Gustave Flaubert écrivit, dans une lettre de 1876 : &quot;L'Histoire d'un cœur simple est tout bonnement le récit d'une vie obscure, celle d'une pauvre fille de campagne, dévote mais pas mystique, dévouée sans exaltation et tendre comme du pain frais. Elle aime successivement un homme, les enfants de sa maîtresse, un neveu, un vieillard qu'elle soigne, puis son perroquet [...]. Cela n'est nullement ironique comme vous le supposez, mais au contraire très sérieux et très triste. Je veux apitoyer, faire pleurer les âmes sensibles, en étant une moi-même.&quot;&#13;
« Elle avait eu, comme une autre, son histoire d’amour. Son père, un maçon, s’était tué en tombant d’un échafaudage. Puis sa mère mourut, ses sœurs se dispersèrent, un fermier la recueillit, et l’employa toute petite à garder les vaches de la campagne. Elle grelottait sous des haillons, buvait à plat ventre l’eau des mares, à propos de rien était battue, et finalement fut chassée pour un vol de trente sols, qu’elle n’avait pas commis. Elle entra dans une autre ferme, y devint fille de basse-cour, et, comme elle plaisait aux patrons, ses camarades la jalousaient. »</itunes:summary>
			<description>« Un cœur simple » est une nouvelle de Gustave Flaubert parue dans le livre « Trois Contes », publié en 1877.&#13;
Gustave Flaubert écrivit, dans une lettre de 1876 : &quot;L'Histoire d'un cœur simple est tout bonnement le récit d'une vie obscure, celle d'une pauvre fille de campagne, dévote mais pas mystique, dévouée sans exaltation et tendre comme du pain frais. Elle aime successivement un homme, les enfants de sa maîtresse, un neveu, un vieillard qu'elle soigne, puis son perroquet [...]. Cela n'est nullement ironique comme vous le supposez, mais au contraire très sérieux et très triste. Je veux apitoyer, faire pleurer les âmes sensibles, en étant une moi-même.&quot;&#13;
« Elle avait eu, comme une autre, son histoire d’amour. Son père, un maçon, s’était tué en tombant d’un échafaudage. Puis sa mère mourut, ses sœurs se dispersèrent, un fermier la recueillit, et l’employa toute petite à garder les vaches de la campagne. Elle grelottait sous des haillons, buvait à plat ventre l’eau des mares, à propos de rien était battue, et finalement fut chassée pour un vol de trente sols, qu’elle n’avait pas commis. Elle entra dans une autre ferme, y devint fille de basse-cour, et, comme elle plaisait aux patrons, ses camarades la jalousaient. »</description>
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			<pubDate>Mon, 28 Aug 2023 10:33:00 +0200</pubDate>
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