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		<title>Saison 3</title>
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		<language>fr-FR</language>
		<copyright></copyright>
		<itunes:subtitle>L'intégralité de la saison 3.</itunes:subtitle>
		<itunes:author>Radio Primitive</itunes:author>
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		<item>
			<title>Sac à tout, mémoires d'un petit chien – Séverine</title>
			<itunes:subtitle>Extraits : dédicace, prologue, chapitre 1 et 2</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Sac à tout, mémoires d'un petit chien » est un roman de 1903, de l’écrivaine Séverine.&#13;
Séverine (Caroline Rémy) est une écrivaine et une journaliste française, libertaire et féministe.&#13;
Elle dirigea, en 1885, après la mort de Jules Vallès, le quotidien « Le cri du peuple ». À partir de 1897, elle publie chaque jour ses « Notes d'une frondeuse » dans « La Fronde », un quotidien féministe.&#13;
 &#13;
« Parce que je ne suis “qu'une” femme, parce que tu n'es “qu'un” chien, parce qu'à des degrés différents, sur l'échelle sociale des êtres, nous représentions des espèces inférieures au sexe masculin - si pétri de perfections ! - le sentiment de notre mutuelle minorité a crée entre nous plus de solidarité encore, une compréhension davantage parfaite. »</itunes:summary>
			<description>« Sac à tout, mémoires d'un petit chien » est un roman de 1903, de l’écrivaine Séverine.&#13;
Séverine (Caroline Rémy) est une écrivaine et une journaliste française, libertaire et féministe.&#13;
Elle dirigea, en 1885, après la mort de Jules Vallès, le quotidien « Le cri du peuple ». À partir de 1897, elle publie chaque jour ses « Notes d'une frondeuse » dans « La Fronde », un quotidien féministe.&#13;
 &#13;
« Parce que je ne suis “qu'une” femme, parce que tu n'es “qu'un” chien, parce qu'à des degrés différents, sur l'échelle sociale des êtres, nous représentions des espèces inférieures au sexe masculin - si pétri de perfections ! - le sentiment de notre mutuelle minorité a crée entre nous plus de solidarité encore, une compréhension davantage parfaite. »</description>
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			<pubDate>Wed, 15 Feb 2023 07:52:00 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>34:19</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Le moine des Chartreux ou l’anneau du prieur, Chevrin et le roi de Prusse &amp; Dernière scène de la mort de Marguerite de Bourgogne – Gustave Flaubert</title>
			<itunes:subtitle>Nouvelles extraites d’Œuvres de jeunesse</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Le moine des Chartreux ou l’anneau du prieur », « Chevrin et le roi de Prusse ou l’on prend souvent la tête d’un roi pour celle d’un âne » et  « Dernière scène de la mort de Marguerite de Bourgogne » sont trois nouvelles de Gustave Flaubert extraites du recueil « Œuvres de jeunesse », Tome 1, l’édition Conard de 1910.&#13;
Ces nouvelles ont été écrites entre 1831 et 1846. Flaubert, en 1831, avait alors 19 ans.&#13;
 &#13;
Alors, en 1316, il était jeune encore. Au haut, c’était son drapeau blanc dont les flots se roulaient au souffle du vent ; à l’intérieur les gardes, et au bas, dans un cachot, une femme qui gémissait et regardait le soleil couchant d’un air d’adieu, de rage et de désespoir.&#13;
Elle était jeune encore, cette femme, vingt-six ans ; vingt-six ans, et pas un sourire à la bouche ; vingt-six ans, et peut-être le nombre de ses crimes surpassait-il celui de ses jours !&#13;
Vingt-six ans ! et c’était la Marguerite de Bourgogne, la Marguerite aux orgies sanglantes à la tour de Nesle ; Marguerite, la Femme aux nuits d’insomnie, aux rêves de sang ; Marguerite, la reine de France.</itunes:summary>
			<description>« Le moine des Chartreux ou l’anneau du prieur », « Chevrin et le roi de Prusse ou l’on prend souvent la tête d’un roi pour celle d’un âne » et  « Dernière scène de la mort de Marguerite de Bourgogne » sont trois nouvelles de Gustave Flaubert extraites du recueil « Œuvres de jeunesse », Tome 1, l’édition Conard de 1910.&#13;
Ces nouvelles ont été écrites entre 1831 et 1846. Flaubert, en 1831, avait alors 19 ans.&#13;
 &#13;
Alors, en 1316, il était jeune encore. Au haut, c’était son drapeau blanc dont les flots se roulaient au souffle du vent ; à l’intérieur les gardes, et au bas, dans un cachot, une femme qui gémissait et regardait le soleil couchant d’un air d’adieu, de rage et de désespoir.&#13;
Elle était jeune encore, cette femme, vingt-six ans ; vingt-six ans, et pas un sourire à la bouche ; vingt-six ans, et peut-être le nombre de ses crimes surpassait-il celui de ses jours !&#13;
Vingt-six ans ! et c’était la Marguerite de Bourgogne, la Marguerite aux orgies sanglantes à la tour de Nesle ; Marguerite, la Femme aux nuits d’insomnie, aux rêves de sang ; Marguerite, la reine de France.</description>
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			<pubDate>Wed, 08 Feb 2023 07:50:00 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>28:27</itunes:duration>
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		<item>
			<title>Le témoignage de Randolph Carter &amp; Les chats d’Ulthar – H.P Lovecraft</title>
			<itunes:subtitle>Nouvelles</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Le témoignage de Randolph Carter » &amp;amp; « Les chats d’Ulthar » sont deux nouvelles d’Howard Phillips Lovecraft.&#13;
Ces nouvelles ont été écrites en 1920, elles s’inscrivent dans « Le cycle du rêve ».&#13;
Howard Phillips Lovecraft (1890-1937) est un écrivain américain connu pour ses récits fantastiques, d'horreur et de science-fiction (Weird Fiction).&#13;
 &#13;
Il est dit qu’à Ulthar, qui s’étend au-delà de la rivière Skai, aucun homme ne peut tuer un chat ; et, en vérité, je veux bien le croire, observant celui qui est étendu là, ronronnant devant la cheminée. Car le chat est énigmatique, et proche des choses étranges que l’humain ne peut voir. Il est l’âme de l’antique Égypte, et porte le fardeau des contes des cités oubliées en Méroé et Ophir. Il est de la race des seigneurs de la jungle, et détient les secrets de la très ancienne et inquiétante Afrique. Le Sphinx est son cousin, et ils parlent la même langue ; mais il est plus ancien que le Sphinx, et se souvient, là où celui-ci a oublié.</itunes:summary>
			<description>« Le témoignage de Randolph Carter » &amp;amp; « Les chats d’Ulthar » sont deux nouvelles d’Howard Phillips Lovecraft.&#13;
Ces nouvelles ont été écrites en 1920, elles s’inscrivent dans « Le cycle du rêve ».&#13;
Howard Phillips Lovecraft (1890-1937) est un écrivain américain connu pour ses récits fantastiques, d'horreur et de science-fiction (Weird Fiction).&#13;
 &#13;
Il est dit qu’à Ulthar, qui s’étend au-delà de la rivière Skai, aucun homme ne peut tuer un chat ; et, en vérité, je veux bien le croire, observant celui qui est étendu là, ronronnant devant la cheminée. Car le chat est énigmatique, et proche des choses étranges que l’humain ne peut voir. Il est l’âme de l’antique Égypte, et porte le fardeau des contes des cités oubliées en Méroé et Ophir. Il est de la race des seigneurs de la jungle, et détient les secrets de la très ancienne et inquiétante Afrique. Le Sphinx est son cousin, et ils parlent la même langue ; mais il est plus ancien que le Sphinx, et se souvient, là où celui-ci a oublié.</description>
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			<pubDate>Tue, 31 Jan 2023 12:58:00 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>38:12</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Textes choisis – Alphonse Allais</title>
			<itunes:subtitle>La vaniteuse localité, Le crocodile et l’autruche, L’imprudence des fumeurs &amp; Utilisation de la Tour Eiffel pour 1900</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>Alphonse Allais est un journaliste, écrivain, conteur, musicien, peintre, humoriste… Ajoutez la compétence qui vous plaira, il a surement essayé de toute façon...&#13;
En 1881, il devient collaborateur du journal Le Chat noir, dans lequel il signe pour la première fois en 1883.&#13;
« La vaniteuse localité », « Le crocodile et l’autruche », « L’imprudence des fumeurs » et « Utilisation de la Tour Eiffel pour 1900 » sont des textes publiés dans le recueil « Le bec en l’air ». L’ouvrage parut en 1897.&#13;
 &#13;
La question de la suppression de la Tour Eiffel fut un instant agitée en haut lieu. (Peut-être même, ce haut lieu n’était-il autre que la propre troisième plate-forme de ladite tour.) &#13;
On discuta longtemps, paraît-il.&#13;
Finalement, sur la réflexion d’un judicieux esprit que, le conseil de la Légion d’honneur ayant laissé sa rosette à M. Eiffel, on pouvait bien conserver sa tour, on décida de ne point déboulonner encore le métallique édifice.&#13;
Apprenant cette résolution, mon ami le Captain Cap sourit dans ses longues moustaches, vida d’un trait le gobelet qui se trouvait à sa portée et dit :&#13;
— J’ai une idée !&#13;
— Le contraire m’eût étonné, Cap !&#13;
— Une idée pour rendre utile cette stupide tour qui fut, en 1889, une utile démonstration industrielle, mais qui est devenue si parfaitement oiseuse.&#13;
— Et puis, on l’a assez vue, la tour Eiffel !&#13;
— On l’a trop vue !… Conservons-la, soit, mais donnons-lui un autre aspect.&#13;
— Si on la renversait la tête en bas, les pieds en l’air ?</itunes:summary>
			<description>Alphonse Allais est un journaliste, écrivain, conteur, musicien, peintre, humoriste… Ajoutez la compétence qui vous plaira, il a surement essayé de toute façon...&#13;
En 1881, il devient collaborateur du journal Le Chat noir, dans lequel il signe pour la première fois en 1883.&#13;
« La vaniteuse localité », « Le crocodile et l’autruche », « L’imprudence des fumeurs » et « Utilisation de la Tour Eiffel pour 1900 » sont des textes publiés dans le recueil « Le bec en l’air ». L’ouvrage parut en 1897.&#13;
 &#13;
La question de la suppression de la Tour Eiffel fut un instant agitée en haut lieu. (Peut-être même, ce haut lieu n’était-il autre que la propre troisième plate-forme de ladite tour.) &#13;
On discuta longtemps, paraît-il.&#13;
Finalement, sur la réflexion d’un judicieux esprit que, le conseil de la Légion d’honneur ayant laissé sa rosette à M. Eiffel, on pouvait bien conserver sa tour, on décida de ne point déboulonner encore le métallique édifice.&#13;
Apprenant cette résolution, mon ami le Captain Cap sourit dans ses longues moustaches, vida d’un trait le gobelet qui se trouvait à sa portée et dit :&#13;
— J’ai une idée !&#13;
— Le contraire m’eût étonné, Cap !&#13;
— Une idée pour rendre utile cette stupide tour qui fut, en 1889, une utile démonstration industrielle, mais qui est devenue si parfaitement oiseuse.&#13;
— Et puis, on l’a assez vue, la tour Eiffel !&#13;
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— Si on la renversait la tête en bas, les pieds en l’air ?</description>
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			<pubDate>Tue, 24 Jan 2023 12:57:00 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>25:54</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Le livre des trois – Chroniques de Prydain – Lloyd Alexander</title>
			<itunes:subtitle>Extrait – Chapitre 1 – L’Aide-Porcher</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Les Chroniques de Prydain » (« The Chronicles of Prydain ») est un cycle de fantasy pour la jeunesse en cinq volumes écrit par Lloyd Alexander.&#13;
« Le Livre des trois » (« The Book of Three »), la première œuvre du cycle (si on excepte le préquelle) est publié en 1964.&#13;
« Les Chroniques de Prydain » narrent les aventures de Taran, aide-porcher, qui rêve d’aventures… On y croisera le cochon divinateur Hen Wen, la princesse Eilonwy, le seigneur de la Mort Arawn…&#13;
En 1985, les studios Disney s'en inspirent pour « Taram et le Chaudron magique » (et le héros Taran, se voit ainsi rebaptisé Taram).&#13;
A partir de cet instant, tu seras désormais Taran, Aide-Porcher. Tu m’aideras à prendre soin de Hen Wen : tu devras veiller à ce que sa mangeoire soit pleine, lui apporter de l’eau et la brosser soigneusement chaque jour.&#13;
&#13;
C’est ce que je fais déjà, dit Taran d’un ton amer.&#13;
Tant mieux, assura Coll, ta tâche en sera facilitée d’autant. Si tu veux véritablement être quelque chose, avec un titre correspondant à ta fonction, c’est ce que je vois de plus évident. Et ce n’est pas le premier venu qui peut être aide-porcher auprès d’un cochon divinateur&#13;
</itunes:summary>
			<description>« Les Chroniques de Prydain » (« The Chronicles of Prydain ») est un cycle de fantasy pour la jeunesse en cinq volumes écrit par Lloyd Alexander.&#13;
« Le Livre des trois » (« The Book of Three »), la première œuvre du cycle (si on excepte le préquelle) est publié en 1964.&#13;
« Les Chroniques de Prydain » narrent les aventures de Taran, aide-porcher, qui rêve d’aventures… On y croisera le cochon divinateur Hen Wen, la princesse Eilonwy, le seigneur de la Mort Arawn…&#13;
En 1985, les studios Disney s'en inspirent pour « Taram et le Chaudron magique » (et le héros Taran, se voit ainsi rebaptisé Taram).&#13;
A partir de cet instant, tu seras désormais Taran, Aide-Porcher. Tu m’aideras à prendre soin de Hen Wen : tu devras veiller à ce que sa mangeoire soit pleine, lui apporter de l’eau et la brosser soigneusement chaque jour.&#13;
&#13;
C’est ce que je fais déjà, dit Taran d’un ton amer.&#13;
Tant mieux, assura Coll, ta tâche en sera facilitée d’autant. Si tu veux véritablement être quelque chose, avec un titre correspondant à ta fonction, c’est ce que je vois de plus évident. Et ce n’est pas le premier venu qui peut être aide-porcher auprès d’un cochon divinateur&#13;
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			<pubDate>Tue, 17 Jan 2023 11:21:00 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>28:26</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Frankenstein ou le Prométhée moderne – Mary Shelley</title>
			<itunes:subtitle>Extraits – Chapitres XVI &amp; XVII</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Frankenstein ou le Prométhée moderne » est un roman épistolaire de Mary Shelley.&#13;
Il est publié, une première fois anonymement, le 1er janvier 1818 puis retravaillé par l’écrivaine et republié en 1823 puis dans une version définitive en 1831.&#13;
Dès sa parution, Frankenstein est catalogué en roman gothique. Récit à la fois horrifique et philosophique, l'œuvre de Mary Shelley est également l'un des textes précurseurs de la science-fiction.&#13;
Mary Shelley est la fille de la philosophe féministe Mary Wollstonecraft et de l'écrivain anarchiste et utilitariste William Godwin.&#13;
De toi seul j’espérais du secours, même si jusque-là je n’avais éprouvé pour toi que de la haine. &#13;
Créateur insensible et sans cœur ! &#13;
Tu m’avais doté de perception et de passions et puis tu m’avais rejeté comme un objet horrible et méprisable aux yeux de l’humanité. Mais ce n’est qu’à toi que je pouvais réclamer de la pitié et de l’aide, ce n’était qu’à toi que je pouvais demander cette justice que je cherchais en vain auprès de toutes les autres créatures humaines</itunes:summary>
			<description>« Frankenstein ou le Prométhée moderne » est un roman épistolaire de Mary Shelley.&#13;
Il est publié, une première fois anonymement, le 1er janvier 1818 puis retravaillé par l’écrivaine et republié en 1823 puis dans une version définitive en 1831.&#13;
Dès sa parution, Frankenstein est catalogué en roman gothique. Récit à la fois horrifique et philosophique, l'œuvre de Mary Shelley est également l'un des textes précurseurs de la science-fiction.&#13;
Mary Shelley est la fille de la philosophe féministe Mary Wollstonecraft et de l'écrivain anarchiste et utilitariste William Godwin.&#13;
De toi seul j’espérais du secours, même si jusque-là je n’avais éprouvé pour toi que de la haine. &#13;
Créateur insensible et sans cœur ! &#13;
Tu m’avais doté de perception et de passions et puis tu m’avais rejeté comme un objet horrible et méprisable aux yeux de l’humanité. Mais ce n’est qu’à toi que je pouvais réclamer de la pitié et de l’aide, ce n’était qu’à toi que je pouvais demander cette justice que je cherchais en vain auprès de toutes les autres créatures humaines</description>
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			<pubDate>Tue, 10 Jan 2023 11:20:00 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>38:33</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Crime de village, Le chien &amp; Dédéche est mort – Jules Renard</title>
			<itunes:subtitle>Nouvelles</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Crime de village », « Le chien » et « Dédéche est mort » sont trois nouvelles de Jules Renard.&#13;
« Crime de village » est publié en 1888, à compte d’auteur, dans un recueil du même nom, au côté de sept autres nouvelles.&#13;
« Le chien » et « Dédéche est mort » sont deux textes courts que l’on peut retrouver dans le recueil « Histoires naturelles » paru en 1894.&#13;
 &#13;
C’était le petit griffon de mademoiselle et nous l’aimions tous.&#13;
Il connaissait l’art de se pelotonner n’importe où, et, même sur une table, il semblait dormir au creux d’un nid.&#13;
Il avait compris que la caresse de sa langue nous devenait désagréable et il ne nous caressait plus qu’avec sa patte, sur la joue, finement. Il suffisait de se protéger l’œil.&#13;
Il riait. On crut longtemps que c’était une façon d’éternuer, mais c’était bien un rire.&#13;
Quoiqu’il n’eût pas de profonds chagrins, il savait pleurer, c’est-à-dire grogner de la gorge, avec une goutte d’eau pure au coin des yeux.&#13;
Il lui arrivait de se perdre et de revenir à la maison tout seul, si intelligemment, qu’à nos cris de joie nous tâchions d’ajouter quelques marques d’estime.&#13;
Sans doute, il ne parlait pas, malgré nos efforts. En vain, mademoiselle lui disait : « Si tu parlais donc un tout petit peu »</itunes:summary>
			<description>« Crime de village », « Le chien » et « Dédéche est mort » sont trois nouvelles de Jules Renard.&#13;
« Crime de village » est publié en 1888, à compte d’auteur, dans un recueil du même nom, au côté de sept autres nouvelles.&#13;
« Le chien » et « Dédéche est mort » sont deux textes courts que l’on peut retrouver dans le recueil « Histoires naturelles » paru en 1894.&#13;
 &#13;
C’était le petit griffon de mademoiselle et nous l’aimions tous.&#13;
Il connaissait l’art de se pelotonner n’importe où, et, même sur une table, il semblait dormir au creux d’un nid.&#13;
Il avait compris que la caresse de sa langue nous devenait désagréable et il ne nous caressait plus qu’avec sa patte, sur la joue, finement. Il suffisait de se protéger l’œil.&#13;
Il riait. On crut longtemps que c’était une façon d’éternuer, mais c’était bien un rire.&#13;
Quoiqu’il n’eût pas de profonds chagrins, il savait pleurer, c’est-à-dire grogner de la gorge, avec une goutte d’eau pure au coin des yeux.&#13;
Il lui arrivait de se perdre et de revenir à la maison tout seul, si intelligemment, qu’à nos cris de joie nous tâchions d’ajouter quelques marques d’estime.&#13;
Sans doute, il ne parlait pas, malgré nos efforts. En vain, mademoiselle lui disait : « Si tu parlais donc un tout petit peu »</description>
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			<pubDate>Tue, 03 Jan 2023 11:18:00 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>29:07</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>L’aventure du pilote – Anatole Le Braz</title>
			<itunes:subtitle>Kontadenn da c’hortoz Nedeleg</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« L’aventure du pilote » est un conte de Noël d’Anatole Le Braz paru en 1889.&#13;
Anatole Le Braz est un écrivain et un folkloriste français de langue bretonne, mais n'ayant publié qu'en français, alors qu'il maîtrisait parfaitement le breton dans lequel il a écrit de nombreuses poésies.&#13;
– L’expérience des anciens !... J’avais alors à peu près ton âge, Jean Menguy ; comme toi, je rentrais du service à l’État, et, comme toi encore sans doute, je pensais : « Les anciens, ça n’est que des radoteurs. » C’est ainsi que, cet hiver-là, mon père m’ayant déconseillé de partir pour la pêche au large des îles, sous prétexte que c’était veille de Noël, je lui répondis :&#13;
Veille de Noël ou non, que vous veniez ou que vous ne veniez pas, les vents sont noroît, il fait temps béni pour le turbot ; moi, j’embarque. »&#13;
Et c’est vrai que le temps était le plus favorable que l’on pût souhaiter : un ciel légèrement couvert, une brise pas trop froide et même presque tiédie, une mer grise et douce, à houles larges, sans clapotis. J’avais d’autant plus désir d’en profiter que, de toute la semaine précédente, il n’y avait pas eu moyen de mettre les filets dehors, à cause de la brume, une brume épaisse comme à Islande, qui avait fait une espèce de demi-nuit, pendant six jours consécutifs. Mon père dut confesser lui-même qu’il faudrait peut-être attendre les premiers soleils de mars avant de retrouver aubaine pareille pour la quête du poisson fin.&#13;
C’est égal, dit-il. Tu risques de perdre ton âme : à ta place, moi, j’aimerais mieux perdre ma pêche. »</itunes:summary>
			<description>« L’aventure du pilote » est un conte de Noël d’Anatole Le Braz paru en 1889.&#13;
Anatole Le Braz est un écrivain et un folkloriste français de langue bretonne, mais n'ayant publié qu'en français, alors qu'il maîtrisait parfaitement le breton dans lequel il a écrit de nombreuses poésies.&#13;
– L’expérience des anciens !... J’avais alors à peu près ton âge, Jean Menguy ; comme toi, je rentrais du service à l’État, et, comme toi encore sans doute, je pensais : « Les anciens, ça n’est que des radoteurs. » C’est ainsi que, cet hiver-là, mon père m’ayant déconseillé de partir pour la pêche au large des îles, sous prétexte que c’était veille de Noël, je lui répondis :&#13;
Veille de Noël ou non, que vous veniez ou que vous ne veniez pas, les vents sont noroît, il fait temps béni pour le turbot ; moi, j’embarque. »&#13;
Et c’est vrai que le temps était le plus favorable que l’on pût souhaiter : un ciel légèrement couvert, une brise pas trop froide et même presque tiédie, une mer grise et douce, à houles larges, sans clapotis. J’avais d’autant plus désir d’en profiter que, de toute la semaine précédente, il n’y avait pas eu moyen de mettre les filets dehors, à cause de la brume, une brume épaisse comme à Islande, qui avait fait une espèce de demi-nuit, pendant six jours consécutifs. Mon père dut confesser lui-même qu’il faudrait peut-être attendre les premiers soleils de mars avant de retrouver aubaine pareille pour la quête du poisson fin.&#13;
C’est égal, dit-il. Tu risques de perdre ton âme : à ta place, moi, j’aimerais mieux perdre ma pêche. »</description>
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			<pubDate>Wed, 28 Dec 2022 07:00:00 +0100</pubDate>
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		<item>
			<title>Nuit de Noël – Guy de Maupassant</title>
			<itunes:subtitle>Nouvelle hivernale</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Nuit de Noël » est une nouvelle de Guy de Maupassant, publiée le 26 décembre 1882 dans la revue « Gil Blas», sous la signature de Maufrigneuse, puis ensuite dans la 2ème édition du recueil « Mademoiselle Fifi ».&#13;
Vous vous rappelez comme il faisait froid, voici deux ans, à cette époque ; un froid à tuer les pauvres dans la rue. La Seine gelait ; les trottoirs glaçaient les pieds à travers les semelles des bottines ; le monde semblait sur le point de crever.&#13;
J’avais alors un gros travail en train et je refusai toute invitation pour le réveillon, préférant passer la nuit devant ma table. Je dînai seul ; puis je me mis à l’œuvre. Mais voilà que, vers dix heures, la pensée de la gaieté courant Paris, le bruit des rues qui me parvenait malgré tout, les préparatifs de souper de mes voisins, entendus à travers les cloisons, m’agitèrent. Je ne savais plus ce que je faisais ; j’écrivais des bêtises ; et je compris qu’il fallait renoncer à l’espoir de produire quelque chose de bon cette nuit-là.&#13;
Je marchai un peu à travers ma chambre. Je m’assis, je me relevai. Je subissais, certes, la mystérieuse influence de la joie du dehors, et je me résignai.&#13;
Je sonnai ma bonne et je lui dis : « Angèle, allez m’acheter de quoi souper à deux : des huîtres, un perdreau froid, des écrevisses, du jambon, des gâteaux. Montez-moi deux bouteilles de champagne ; mettez le couvert et couchez-vous. »</itunes:summary>
			<description>« Nuit de Noël » est une nouvelle de Guy de Maupassant, publiée le 26 décembre 1882 dans la revue « Gil Blas», sous la signature de Maufrigneuse, puis ensuite dans la 2ème édition du recueil « Mademoiselle Fifi ».&#13;
Vous vous rappelez comme il faisait froid, voici deux ans, à cette époque ; un froid à tuer les pauvres dans la rue. La Seine gelait ; les trottoirs glaçaient les pieds à travers les semelles des bottines ; le monde semblait sur le point de crever.&#13;
J’avais alors un gros travail en train et je refusai toute invitation pour le réveillon, préférant passer la nuit devant ma table. Je dînai seul ; puis je me mis à l’œuvre. Mais voilà que, vers dix heures, la pensée de la gaieté courant Paris, le bruit des rues qui me parvenait malgré tout, les préparatifs de souper de mes voisins, entendus à travers les cloisons, m’agitèrent. Je ne savais plus ce que je faisais ; j’écrivais des bêtises ; et je compris qu’il fallait renoncer à l’espoir de produire quelque chose de bon cette nuit-là.&#13;
Je marchai un peu à travers ma chambre. Je m’assis, je me relevai. Je subissais, certes, la mystérieuse influence de la joie du dehors, et je me résignai.&#13;
Je sonnai ma bonne et je lui dis : « Angèle, allez m’acheter de quoi souper à deux : des huîtres, un perdreau froid, des écrevisses, du jambon, des gâteaux. Montez-moi deux bouteilles de champagne ; mettez le couvert et couchez-vous. »</description>
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			<pubDate>Wed, 21 Dec 2022 09:58:00 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>10:57</itunes:duration>
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		<item>
			<title>Les trois messes basses – Alphonse Daudet</title>
			<itunes:subtitle>Conte de Noël</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Les trois messes basses » est un conte fantastique d’Alphonse Daudet, publié en 1875 dans les « Contes du lundi » et intégré en 1879 au recueil « Lettres de mon moulin ».&#13;
Le récit se déroule au XVII ème siècle, au pied du Mont Ventoux…&#13;
Drelindin din !… Drelindin din !…&#13;
C’est la troisième messe qui commence. Il n’y a plus que quelques pas à faire pour arriver à la salle à manger ; mais, hélas ! à mesure que le réveillon approche, l’infortuné Balaguère se sent pris d’une folie d’impatience et de gourmandise. Sa vision s’accentue, les carpes dorées, les dindes rôties, sont là, là… Il les touche ;… il les… Oh ! Dieu !… Les plats fument, les vins embaument ; et secouant son grelot enragé, la petite sonnette lui crie :&#13;
- Vite, vite, encore plus vite !…&#13;
Mais comment pourrait-il aller plus vite ? Ses lèvres remuent à peine. Il ne prononce plus les mots… À moins de tricher tout à fait le bon Dieu et de lui escamoter sa messe… Et c’est ce qu’il fait, le malheureux !… De tentation en tentation il commence par sauter un verset, puis deux. Puis l’épître est trop longue, il ne la finit pas, effleure l’évangile, passe devant le Credo sans entrer, saute le Pater, salue de loin la préface.</itunes:summary>
			<description>« Les trois messes basses » est un conte fantastique d’Alphonse Daudet, publié en 1875 dans les « Contes du lundi » et intégré en 1879 au recueil « Lettres de mon moulin ».&#13;
Le récit se déroule au XVII ème siècle, au pied du Mont Ventoux…&#13;
Drelindin din !… Drelindin din !…&#13;
C’est la troisième messe qui commence. Il n’y a plus que quelques pas à faire pour arriver à la salle à manger ; mais, hélas ! à mesure que le réveillon approche, l’infortuné Balaguère se sent pris d’une folie d’impatience et de gourmandise. Sa vision s’accentue, les carpes dorées, les dindes rôties, sont là, là… Il les touche ;… il les… Oh ! Dieu !… Les plats fument, les vins embaument ; et secouant son grelot enragé, la petite sonnette lui crie :&#13;
- Vite, vite, encore plus vite !…&#13;
Mais comment pourrait-il aller plus vite ? Ses lèvres remuent à peine. Il ne prononce plus les mots… À moins de tricher tout à fait le bon Dieu et de lui escamoter sa messe… Et c’est ce qu’il fait, le malheureux !… De tentation en tentation il commence par sauter un verset, puis deux. Puis l’épître est trop longue, il ne la finit pas, effleure l’évangile, passe devant le Credo sans entrer, saute le Pater, salue de loin la préface.</description>
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			<pubDate>Wed, 21 Dec 2022 04:54:00 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>21:28</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Lettres du Père Noël – J.R.R Tolkien</title>
			<itunes:subtitle>Correspondance avec Nicolas Noël - Extraits</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Lettres du Père Noël » est un recueil de lettres écrites par J.R.R Tolkien.&#13;
Entre 1920 et 1943, Tolkien a correspondu avec ses enfants… Ou plus exactement, le Père Noël et l’Ours Polaire ont correspondu avec ses enfants…&#13;
Trente lettres…&#13;
Et si l’univers du Pôle Nord semble fort éloigné de celui de la Terre du Milieu, on y croise néanmoins des gobelins et des gnomes rouges !&#13;
Maison de la Falaise,&#13;
Sommet du monde,&#13;
près du Pôle Nord&#13;
Lundi 20 décembre 1926&#13;
Mes chers garçons,&#13;
Je tremble plus que d'habitude, cette année. C'est la faute de l'Ours du Pôle Nord ! ça a été la plus grosse explosion du monde et le feu d'artifice le plus monstrueux qui ait jamais existé. Le Pôle Nord est devenu NOIR, et les étoiles en ont perdu leur place, la lune s'est brisée en quatre - et l'Homme qui y vit est tombé dans mon jardin, derrière la maison. Il a mangé bon nombre de mes chocolats de Noël avant de déclarer qu'il se sentait mieux, puis remonta réparer la lune et remettre de l'ordre dans les étoiles.</itunes:summary>
			<description>« Lettres du Père Noël » est un recueil de lettres écrites par J.R.R Tolkien.&#13;
Entre 1920 et 1943, Tolkien a correspondu avec ses enfants… Ou plus exactement, le Père Noël et l’Ours Polaire ont correspondu avec ses enfants…&#13;
Trente lettres…&#13;
Et si l’univers du Pôle Nord semble fort éloigné de celui de la Terre du Milieu, on y croise néanmoins des gobelins et des gnomes rouges !&#13;
Maison de la Falaise,&#13;
Sommet du monde,&#13;
près du Pôle Nord&#13;
Lundi 20 décembre 1926&#13;
Mes chers garçons,&#13;
Je tremble plus que d'habitude, cette année. C'est la faute de l'Ours du Pôle Nord ! ça a été la plus grosse explosion du monde et le feu d'artifice le plus monstrueux qui ait jamais existé. Le Pôle Nord est devenu NOIR, et les étoiles en ont perdu leur place, la lune s'est brisée en quatre - et l'Homme qui y vit est tombé dans mon jardin, derrière la maison. Il a mangé bon nombre de mes chocolats de Noël avant de déclarer qu'il se sentait mieux, puis remonta réparer la lune et remettre de l'ordre dans les étoiles.</description>
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			<pubDate>Tue, 13 Dec 2022 10:00:00 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>34:57</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Le Français au pôle Sud – Jean-Baptiste Charcot</title>
			<itunes:subtitle>Extraits. 1903-1905 : Récit de la première expédition française en Antarctique</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Le Français au pôle Sud » est un journal de l'expédition antarctique française 1903-1905, suivi d'un exposé de quelques-uns des travaux scientifiques par les membres de l'état-major, publié en 1906 et écrit par Jean-Baptiste Charcot.&#13;
Jean-Baptiste Charcot est un médecin, explorateur polaire français et officier de la marine française.&#13;
En 1903, Jean-Baptiste Charcot fait construire à Saint-Malo un trois-mâts goélette de 32 mètres, Le Français. Il monte la première expédition française en Antarctique, qui hiverne jusqu’ au 4 mars 1905 dans la péninsule Antarctique. Il réalise ainsi le premier hivernage d'une expédition scientifique française dans les Pôles. 1 000 km de côtes seront découvertes et relevées, 75 caisses d'observations, de notes, de mesures et de collections seront ramenées en France (et destinées au Muséum national d'histoire naturelle).&#13;
Mes collaborateurs sont décidés et travailleurs, l’équipage admirable, plein d’enthousiasme, comme le prouve ce souhait du 1er janvier fait en me serrant la main : «… que vous nous emmeniez très très loin, plus loin que les autres ». Nos vivres, nos approvisionnements en général sont abondants et supérieurs à ceux de la majorité des expéditions, la coque du bateau est bonne à tous les points de vue, nous sommes suffisamment bien montés pour nos travaux scientifiques, but de l’expédition, mais la voilure, un peu trop petite et mal équilibrée, nous empêche de virer de bord vent debout, et la machine, déjà beaucoup trop faible, me cause de sérieuses inquiétudes sur son bon fonctionnement. C’est bien entendu à moi, et à juste titre d’ailleurs, que seront faits tous les reproches, si quelque accident arrive, et cependant était-ce possible de remettre encore un départ déjà trop tardif ? Était-ce ma faute si, l’argent manquant, j’ai dû agir avec économie ? N’est-ce pas un tour de force d’être arrivé à ce résultat avec les faibles moyens dont je disposais au milieu des ennuis et des entraves qui m’assaillaient dans le temps si court que j’avais devant moi ?</itunes:summary>
			<description>« Le Français au pôle Sud » est un journal de l'expédition antarctique française 1903-1905, suivi d'un exposé de quelques-uns des travaux scientifiques par les membres de l'état-major, publié en 1906 et écrit par Jean-Baptiste Charcot.&#13;
Jean-Baptiste Charcot est un médecin, explorateur polaire français et officier de la marine française.&#13;
En 1903, Jean-Baptiste Charcot fait construire à Saint-Malo un trois-mâts goélette de 32 mètres, Le Français. Il monte la première expédition française en Antarctique, qui hiverne jusqu’ au 4 mars 1905 dans la péninsule Antarctique. Il réalise ainsi le premier hivernage d'une expédition scientifique française dans les Pôles. 1 000 km de côtes seront découvertes et relevées, 75 caisses d'observations, de notes, de mesures et de collections seront ramenées en France (et destinées au Muséum national d'histoire naturelle).&#13;
Mes collaborateurs sont décidés et travailleurs, l’équipage admirable, plein d’enthousiasme, comme le prouve ce souhait du 1er janvier fait en me serrant la main : «… que vous nous emmeniez très très loin, plus loin que les autres ». Nos vivres, nos approvisionnements en général sont abondants et supérieurs à ceux de la majorité des expéditions, la coque du bateau est bonne à tous les points de vue, nous sommes suffisamment bien montés pour nos travaux scientifiques, but de l’expédition, mais la voilure, un peu trop petite et mal équilibrée, nous empêche de virer de bord vent debout, et la machine, déjà beaucoup trop faible, me cause de sérieuses inquiétudes sur son bon fonctionnement. C’est bien entendu à moi, et à juste titre d’ailleurs, que seront faits tous les reproches, si quelque accident arrive, et cependant était-ce possible de remettre encore un départ déjà trop tardif ? Était-ce ma faute si, l’argent manquant, j’ai dû agir avec économie ? N’est-ce pas un tour de force d’être arrivé à ce résultat avec les faibles moyens dont je disposais au milieu des ennuis et des entraves qui m’assaillaient dans le temps si court que j’avais devant moi ?</description>
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			<pubDate>Wed, 07 Dec 2022 06:51:00 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>43:02</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Journal de mon jardin – Vita Sackville-West</title>
			<itunes:subtitle>Extraits</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>Pour Jean-Marie.&#13;
« Le journal de mon jardin » est un traité d’horticulture écrit par Vita Sackville-West (1892-1962).&#13;
Vita Sackville-West est une poétesse, romancière, essayiste, biographe, traductrice et jardinière britannique.&#13;
Amante de Violet Trefusis et de Virginia Woolf, elle était l’épouse d’Harold Nicolson.&#13;
Harold Nicolson a dessiné les plans de leur jardin de Sissinghurst dans le Kent. Vita Sackville-West l’a ensuite sublimé durant des année…&#13;
La rose de Noël n'est pas originaire de Grande Bretagne, mais fleurit depuis des siècles dans les jardins. Spenser en parle dans The Faerie Queen et elle est décrite depuis 1597 dans l'Herbier de John Gerard qui considérait qu'une &quot;purge d'hellébore était bonne pour les insensés et les furieux&quot;. Une telle décoction pourrait certainement être utile aujourd'hui. Peut-être que Gerard citait Epictète, qui, au Ier siècle avant J.-C., écrivait que plus un fou est atteint, plus il a besoin d'hellébore.</itunes:summary>
			<description>Pour Jean-Marie.&#13;
« Le journal de mon jardin » est un traité d’horticulture écrit par Vita Sackville-West (1892-1962).&#13;
Vita Sackville-West est une poétesse, romancière, essayiste, biographe, traductrice et jardinière britannique.&#13;
Amante de Violet Trefusis et de Virginia Woolf, elle était l’épouse d’Harold Nicolson.&#13;
Harold Nicolson a dessiné les plans de leur jardin de Sissinghurst dans le Kent. Vita Sackville-West l’a ensuite sublimé durant des année…&#13;
La rose de Noël n'est pas originaire de Grande Bretagne, mais fleurit depuis des siècles dans les jardins. Spenser en parle dans The Faerie Queen et elle est décrite depuis 1597 dans l'Herbier de John Gerard qui considérait qu'une &quot;purge d'hellébore était bonne pour les insensés et les furieux&quot;. Une telle décoction pourrait certainement être utile aujourd'hui. Peut-être que Gerard citait Epictète, qui, au Ier siècle avant J.-C., écrivait que plus un fou est atteint, plus il a besoin d'hellébore.</description>
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			<pubDate>Tue, 29 Nov 2022 23:00:00 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>31:16</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>L’enfant &amp; Le pardon – Guy de Maupassant</title>
			<itunes:subtitle>Deux nouvelles</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« L’enfant » et « Le pardon » sont deux nouvelles de Guy de Maupassant.&#13;
Elles sont publiées dans la revue « Le Gaulois » en juillet et octobre 1882. On les retrouve ensuite dans le recueil « Clair de lune ».&#13;
La pièce de théâtre Musotte a été tirée de la nouvelle « L’enfant ».&#13;
Quand il apercevait Berthe Lannis de loin, sur la longue plage de sable jaune, il frémissait jusqu’aux cheveux. Près d’elle, il devenait muet, incapable de rien dire et même de penser, avec une espèce de bouillonnement dans le cœur, de bourdonnement dans l’oreille, d’effarement dans l’esprit. Était-ce donc de l’amour, cela ?&#13;
Il ne le savait pas, n’y comprenait rien, mais demeurait, en tout cas, bien décidé à faire sa femme de cette enfant.&#13;
Les parents hésitèrent longtemps, retenus par la mauvaise réputation du jeune homme. Il avait une maîtresse, disait-on, une vieille maîtresse, une ancienne et forte liaison, une de ces chaînes qu’on croit rompues et qui tiennent toujours.&#13;
Outre cela, il aimait, pendant des périodes plus ou moins longues, toutes les femmes qui passaient à portée de ses lèvres.</itunes:summary>
			<description>« L’enfant » et « Le pardon » sont deux nouvelles de Guy de Maupassant.&#13;
Elles sont publiées dans la revue « Le Gaulois » en juillet et octobre 1882. On les retrouve ensuite dans le recueil « Clair de lune ».&#13;
La pièce de théâtre Musotte a été tirée de la nouvelle « L’enfant ».&#13;
Quand il apercevait Berthe Lannis de loin, sur la longue plage de sable jaune, il frémissait jusqu’aux cheveux. Près d’elle, il devenait muet, incapable de rien dire et même de penser, avec une espèce de bouillonnement dans le cœur, de bourdonnement dans l’oreille, d’effarement dans l’esprit. Était-ce donc de l’amour, cela ?&#13;
Il ne le savait pas, n’y comprenait rien, mais demeurait, en tout cas, bien décidé à faire sa femme de cette enfant.&#13;
Les parents hésitèrent longtemps, retenus par la mauvaise réputation du jeune homme. Il avait une maîtresse, disait-on, une vieille maîtresse, une ancienne et forte liaison, une de ces chaînes qu’on croit rompues et qui tiennent toujours.&#13;
Outre cela, il aimait, pendant des périodes plus ou moins longues, toutes les femmes qui passaient à portée de ses lèvres.</description>
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			<pubDate>Mon, 21 Nov 2022 09:55:00 +0100</pubDate>
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		</item>
		<item>
			<title>Matelot – Pierre Loti</title>
			<itunes:subtitle>Extrait</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Matelot » de Pierre Loti est un roman écrit en 1892 et publié en 1893.&#13;
Avec « Pêcheur d’Islande » et « Mon frère Yves », « Matelot » complète la trilogie des romans de la mer de Pierre Loti.&#13;
Loti fut officier maritime.&#13;
Le héros de « Matelot » est inspiré de Léopold Thémèze, un matelot originaire de Cannes devenu quartier-maître puis capitaine au long cours. Il était un ami intime de Pierre Loti.&#13;
Un soir accablant et splendide de fin juin, dans une salle d’étude où entrait à flots le soleil doré de six heures, un grand garçon charmant, à tournure d’homme, serré dans sa tunique trop petite de collégien, songeait, tout seul, les yeux en plein rêve.&#13;
Les classes venaient de finir ; les externes étaient sortis, les autres s’amusaient dans une cour éloignée. Lui, Jean, qui faisait partie du tout petit nombre des pensionnaires, dans ce collège provençal de Maristes, jouissait ce soir d’une liberté de faveur, parce que, le jour même, son nom avait paru à l’Officiel : Jean Berny, admissible à l’école navale !… Et il s’était isolé dans cette salle d’étude, pour réfléchir à la grande nouvelle qui ouvrait devant lui l’aventureux avenir…</itunes:summary>
			<description>« Matelot » de Pierre Loti est un roman écrit en 1892 et publié en 1893.&#13;
Avec « Pêcheur d’Islande » et « Mon frère Yves », « Matelot » complète la trilogie des romans de la mer de Pierre Loti.&#13;
Loti fut officier maritime.&#13;
Le héros de « Matelot » est inspiré de Léopold Thémèze, un matelot originaire de Cannes devenu quartier-maître puis capitaine au long cours. Il était un ami intime de Pierre Loti.&#13;
Un soir accablant et splendide de fin juin, dans une salle d’étude où entrait à flots le soleil doré de six heures, un grand garçon charmant, à tournure d’homme, serré dans sa tunique trop petite de collégien, songeait, tout seul, les yeux en plein rêve.&#13;
Les classes venaient de finir ; les externes étaient sortis, les autres s’amusaient dans une cour éloignée. Lui, Jean, qui faisait partie du tout petit nombre des pensionnaires, dans ce collège provençal de Maristes, jouissait ce soir d’une liberté de faveur, parce que, le jour même, son nom avait paru à l’Officiel : Jean Berny, admissible à l’école navale !… Et il s’était isolé dans cette salle d’étude, pour réfléchir à la grande nouvelle qui ouvrait devant lui l’aventureux avenir…</description>
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			<pubDate>Wed, 16 Nov 2022 09:53:00 +0100</pubDate>
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		</item>
		<item>
			<title>La Belle et la Bête – Jeanne-Marie Leprince de Beaumont</title>
			<itunes:subtitle>Conte</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« La Belle est la Bête » est un conte dont on peut trouver de nombreuses versions et variantes, et ce, depuis le IIe siècle.&#13;
La version proposée aujourd’hui est celle de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. Elle proposa, dans son manuel d'éducation « Le Magasin des enfants » en 1756, une version abrégée qui devint rapidement célèbre.&#13;
Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, de son vrai nom Marie-Barbe Leprince, écrivit plus d’une soixantaine de volumes de contes pour enfants.&#13;
Le bon homme, après avoir pris son chocolat, sortit pour aller chercher son cheval, et, comme il passait sous un berceau de roses, il se souvint que la Belle lui en avait demandé, et cueillit une branche où il y en avait plusieurs. En même tems, il entendit un grand bruit, et vit venir à lui une Bête si horrible, qu’il fut tout prêt de s’évanouir. « Vous êtes bien ingrat, lui dit la Bête, d’une voix terrible ; je vous ai sauvé la vie, en vous recevant dans mon château, et, pour ma peine, vous me volez mes roses que j’aime mieux que toutes choses au monde. Il faut mourir pour réparer cette faute ; je ne vous donne qu’un quart d’heure pour demander pardon à Dieu. Le marchand se jeta à genoux, et dit à la bête, en joignant les mains : — Monseigneur, pardonnez-moi, je ne croyais pas vous offenser en cueillant une rose pour une de mes filles, qui m’en avait demandé. — Je ne m’appelle point monseigneur, répondit le monstre, mais la Bête. Je n’aime point les complimens, moi, je veux qu’on dise ce que l’on pense ; ainsi, ne croyez pas me toucher par vos flatteries ; mais vous m’avez dit que vous aviez des filles ; je veux bien vous pardonner, à condition qu’une de vos filles vienne volontairement, pour mourir à votre place : ne me raisonnez pas ; partez, et si vos filles refusent de mourir pour vous, jurez que vous reviendrez dans trois mois.</itunes:summary>
			<description>« La Belle est la Bête » est un conte dont on peut trouver de nombreuses versions et variantes, et ce, depuis le IIe siècle.&#13;
La version proposée aujourd’hui est celle de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. Elle proposa, dans son manuel d'éducation « Le Magasin des enfants » en 1756, une version abrégée qui devint rapidement célèbre.&#13;
Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, de son vrai nom Marie-Barbe Leprince, écrivit plus d’une soixantaine de volumes de contes pour enfants.&#13;
Le bon homme, après avoir pris son chocolat, sortit pour aller chercher son cheval, et, comme il passait sous un berceau de roses, il se souvint que la Belle lui en avait demandé, et cueillit une branche où il y en avait plusieurs. En même tems, il entendit un grand bruit, et vit venir à lui une Bête si horrible, qu’il fut tout prêt de s’évanouir. « Vous êtes bien ingrat, lui dit la Bête, d’une voix terrible ; je vous ai sauvé la vie, en vous recevant dans mon château, et, pour ma peine, vous me volez mes roses que j’aime mieux que toutes choses au monde. Il faut mourir pour réparer cette faute ; je ne vous donne qu’un quart d’heure pour demander pardon à Dieu. Le marchand se jeta à genoux, et dit à la bête, en joignant les mains : — Monseigneur, pardonnez-moi, je ne croyais pas vous offenser en cueillant une rose pour une de mes filles, qui m’en avait demandé. — Je ne m’appelle point monseigneur, répondit le monstre, mais la Bête. Je n’aime point les complimens, moi, je veux qu’on dise ce que l’on pense ; ainsi, ne croyez pas me toucher par vos flatteries ; mais vous m’avez dit que vous aviez des filles ; je veux bien vous pardonner, à condition qu’une de vos filles vienne volontairement, pour mourir à votre place : ne me raisonnez pas ; partez, et si vos filles refusent de mourir pour vous, jurez que vous reviendrez dans trois mois.</description>
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			<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 09:52:00 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>37:33</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Les Jalna – Mazo de la Roche</title>
			<itunes:subtitle>Extraits de Jalna &amp; Les Whiteoak de Jalna</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>Les deux extraits de ce Radiobook proviennent du roman « Jalna », publié en 1927, et du roman « Les Whiteoak de Jalna », publié en 1929.&#13;
Ces deux ouvrages font partie de la saga « Les Jalna » (« Whiteoak Chronicles ») qui est constituée de 16 romans.&#13;
L’autrice est la canadienne Mazo de la Roche. Elle écrivit cette impressionnante saga familiale entre 1927 et 1960. Lors du décès de Mazo de la Roche, en 1961, un 17ème ouvrage était en préparation.&#13;
Partie de la saga fut adaptée une première fois au cinéma en 1935. Il y eut ensuite des adaptations théâtrales et télévisuelles. En France, en 1994, sur France 2, la série télévisée « Jalna », de Philippe Monnier (avec Danielle Darrieux) fut l’une des sagas de l’été.&#13;
Ernest Whiteoak avait à cette époque soixante-dix ans. Il avait atteint l’âge où, après un dîner copieux, un homme aime à prendre un repos de corps et d’esprit. Des scènes comme celle que venait de faire sa mère avaient tendance à troubler sa digestion et c’est avec un air aussi mécontent que possible qu’il la conduisit enfin à sa chaise capitonnée, près du feu, et l’y installa. Il la regarda un moment avec un singulier mélange d’aversion et d’adoration. C’était une déplorable vieille mégère mais il l’aimait plus que personne au monde.</itunes:summary>
			<description>Les deux extraits de ce Radiobook proviennent du roman « Jalna », publié en 1927, et du roman « Les Whiteoak de Jalna », publié en 1929.&#13;
Ces deux ouvrages font partie de la saga « Les Jalna » (« Whiteoak Chronicles ») qui est constituée de 16 romans.&#13;
L’autrice est la canadienne Mazo de la Roche. Elle écrivit cette impressionnante saga familiale entre 1927 et 1960. Lors du décès de Mazo de la Roche, en 1961, un 17ème ouvrage était en préparation.&#13;
Partie de la saga fut adaptée une première fois au cinéma en 1935. Il y eut ensuite des adaptations théâtrales et télévisuelles. En France, en 1994, sur France 2, la série télévisée « Jalna », de Philippe Monnier (avec Danielle Darrieux) fut l’une des sagas de l’été.&#13;
Ernest Whiteoak avait à cette époque soixante-dix ans. Il avait atteint l’âge où, après un dîner copieux, un homme aime à prendre un repos de corps et d’esprit. Des scènes comme celle que venait de faire sa mère avaient tendance à troubler sa digestion et c’est avec un air aussi mécontent que possible qu’il la conduisit enfin à sa chaise capitonnée, près du feu, et l’y installa. Il la regarda un moment avec un singulier mélange d’aversion et d’adoration. C’était une déplorable vieille mégère mais il l’aimait plus que personne au monde.</description>
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			<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 09:50:00 +0100</pubDate>
			<itunes:duration>31:17</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>La légende de l’homme à la cervelle d’or &amp; Le phare des sanguinaires – Alphonse Daudet</title>
			<itunes:subtitle>Extraits des Lettres de mon moulin</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« La légende de l'homme à la cervelle d'or » et « Le phare des sanguinaires » sont deux nouvelles d’Alphonse Daudet que l’on peut retrouver dans le recueil « Lettres de mon moulin ».&#13;
« La légende de l'homme à la cervelle d'or » a été initialement publiée dans L'Événement du 29 septembre 1866.&#13;
La première publication de la nouvelle « Le Phare des Sanguinaires » fut dans Le Figaro du 22 août 1869.&#13;
Il était une fois un homme qui avait une cervelle d’or ; oui, madame, une cervelle toute en or. Lorsqu’il vint au monde, les médecins pensaient que cet enfant ne vivrait pas, tant sa tête était lourde et son crâne démesuré. Il vécut cependant et grandit au soleil comme un beau plant d’olivier ; seulement sa grosse tête l’entraînait toujours, et c’était pitié de le voir se cogner à tous les meubles en marchant… Il tombait souvent. Un jour, il roula du haut d’un perron et vint donner du front contre un degré de marbre, où son crâne sonna comme un lingot. On le crut mort ; mais, en le relevant, on ne lui trouva qu’une légère blessure, avec deux ou trois gouttelettes d’or caillées dans ses cheveux blonds. C’est ainsi que les parents apprirent que l’enfant avait une cervelle en or.</itunes:summary>
			<description>« La légende de l'homme à la cervelle d'or » et « Le phare des sanguinaires » sont deux nouvelles d’Alphonse Daudet que l’on peut retrouver dans le recueil « Lettres de mon moulin ».&#13;
« La légende de l'homme à la cervelle d'or » a été initialement publiée dans L'Événement du 29 septembre 1866.&#13;
La première publication de la nouvelle « Le Phare des Sanguinaires » fut dans Le Figaro du 22 août 1869.&#13;
Il était une fois un homme qui avait une cervelle d’or ; oui, madame, une cervelle toute en or. Lorsqu’il vint au monde, les médecins pensaient que cet enfant ne vivrait pas, tant sa tête était lourde et son crâne démesuré. Il vécut cependant et grandit au soleil comme un beau plant d’olivier ; seulement sa grosse tête l’entraînait toujours, et c’était pitié de le voir se cogner à tous les meubles en marchant… Il tombait souvent. Un jour, il roula du haut d’un perron et vint donner du front contre un degré de marbre, où son crâne sonna comme un lingot. On le crut mort ; mais, en le relevant, on ne lui trouva qu’une légère blessure, avec deux ou trois gouttelettes d’or caillées dans ses cheveux blonds. C’est ainsi que les parents apprirent que l’enfant avait une cervelle en or.</description>
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			<pubDate>Wed, 26 Oct 2022 08:49:00 +0200</pubDate>
			<itunes:duration>24:18</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Trois morts – Léon Tolstoï</title>
			<itunes:subtitle>Nouvelle</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Trois morts » est une nouvelle de Léon Tolstoï. L’auteur l’écrivit alors qu’il avait 30 ans, en 1858.&#13;
Les thèmes abordés dans cette nouvelle se retrouveront dans de nombreuses autres œuvres de Tolstoï : le mensonge face à la mort, l'hypocrisie de la vie et des vivants…&#13;
« Les mains croisées sur les genoux, les yeux fermés, la dame ballottait faiblement sur les coussins amoncelés derrière son dos : des quintes de toux fréquentes amenaient une légère contraction sur ses traits. Elle était coiffée d’un bonnet blanc, un fichu bleu était noué sur sa gorge fluette et pâle. Une raie droite, visible sous le bonnet, partageait des cheveux blonds, lissés à plat ; la blancheur de la peau, sur cette large raie, avait quelque chose de mort et de desséché. Des chairs flétries et plombées, rougies sur les pommettes des joues, s’adaptaient mal à l’ossature élégante et fine du visage. Les lèvres étaient sèches et inquiètes, les cils rares et droits ; une capote de voyage en drap dessinait ses plis réguliers sur la poitrine affaissée. Bien que ses yeux fussent clos, le visage de la voyageuse gardait une expression de fatigue, d’énervement et de souffrance habituelle. »</itunes:summary>
			<description>« Trois morts » est une nouvelle de Léon Tolstoï. L’auteur l’écrivit alors qu’il avait 30 ans, en 1858.&#13;
Les thèmes abordés dans cette nouvelle se retrouveront dans de nombreuses autres œuvres de Tolstoï : le mensonge face à la mort, l'hypocrisie de la vie et des vivants…&#13;
« Les mains croisées sur les genoux, les yeux fermés, la dame ballottait faiblement sur les coussins amoncelés derrière son dos : des quintes de toux fréquentes amenaient une légère contraction sur ses traits. Elle était coiffée d’un bonnet blanc, un fichu bleu était noué sur sa gorge fluette et pâle. Une raie droite, visible sous le bonnet, partageait des cheveux blonds, lissés à plat ; la blancheur de la peau, sur cette large raie, avait quelque chose de mort et de desséché. Des chairs flétries et plombées, rougies sur les pommettes des joues, s’adaptaient mal à l’ossature élégante et fine du visage. Les lèvres étaient sèches et inquiètes, les cils rares et droits ; une capote de voyage en drap dessinait ses plis réguliers sur la poitrine affaissée. Bien que ses yeux fussent clos, le visage de la voyageuse gardait une expression de fatigue, d’énervement et de souffrance habituelle. »</description>
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			<pubDate>Wed, 19 Oct 2022 08:47:00 +0200</pubDate>
			<itunes:duration>42:16</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>L’éperon d’argent – Paul Vialar</title>
			<itunes:subtitle>Extraits – Chapitre IV</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« L’éperon d’argent » est un roman de l’écrivain français Paul Vialar. Il est publié en 1951.&#13;
Paul Vialar a écrit près de 80 ouvrages, dont « La grande meute », « La rose de la mer », des pièces de théâtre, des œuvres pour la jeunesse …&#13;
Également homme de télévision, il réalise avec Wladimir Porché, le 8 décembre 1935, la première émission de variétés.&#13;
Passionné de chasse mais aussi d’équitation, Paul Vialar dépeint, avec « L’éperon d’argent » le monde du turf et l’incroyable destinée de son personnage principal : Flavien.&#13;
« Ensuite tout commença comme ce doit être toujours : par le commencement.&#13;
Il n’y a pas de métier, aussi exaltant soit-il, qui se puisse exercer sans la connaissance. Mais l’acquérir n’est rien, malgré les moments rudes, ceux aussi de découragement, lorsque l’on aime ce que l’on fait. (…)&#13;
Mai commençait. Les deux-ans, nés en 1911, les mâles, déjà ardents et batailleurs au pré, arrivaient. Talleret venait de les expédier – tout au moins les premiers – de la Croix-Saint-Pierre à Chantilly. Ils avaient débarqué, tout irrités par le voyage, tout cabrés par le changement. Il avait fallu des jours de gentillesse, de paroles, pour les amadouer, les approcher. Et encore les choses allaient-elles mieux maintenant que l’éleveur prenait la précaution de les préparer, de leur faire connaître l’homme avant le voyage. »</itunes:summary>
			<description>« L’éperon d’argent » est un roman de l’écrivain français Paul Vialar. Il est publié en 1951.&#13;
Paul Vialar a écrit près de 80 ouvrages, dont « La grande meute », « La rose de la mer », des pièces de théâtre, des œuvres pour la jeunesse …&#13;
Également homme de télévision, il réalise avec Wladimir Porché, le 8 décembre 1935, la première émission de variétés.&#13;
Passionné de chasse mais aussi d’équitation, Paul Vialar dépeint, avec « L’éperon d’argent » le monde du turf et l’incroyable destinée de son personnage principal : Flavien.&#13;
« Ensuite tout commença comme ce doit être toujours : par le commencement.&#13;
Il n’y a pas de métier, aussi exaltant soit-il, qui se puisse exercer sans la connaissance. Mais l’acquérir n’est rien, malgré les moments rudes, ceux aussi de découragement, lorsque l’on aime ce que l’on fait. (…)&#13;
Mai commençait. Les deux-ans, nés en 1911, les mâles, déjà ardents et batailleurs au pré, arrivaient. Talleret venait de les expédier – tout au moins les premiers – de la Croix-Saint-Pierre à Chantilly. Ils avaient débarqué, tout irrités par le voyage, tout cabrés par le changement. Il avait fallu des jours de gentillesse, de paroles, pour les amadouer, les approcher. Et encore les choses allaient-elles mieux maintenant que l’éleveur prenait la précaution de les préparer, de leur faire connaître l’homme avant le voyage. »</description>
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			<pubDate>Wed, 12 Oct 2022 08:45:00 +0200</pubDate>
			<itunes:duration>40:15</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>L’éperon d’argent – Paul Vialar</title>
			<itunes:subtitle>Extraits – Chapitre I</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« L’éperon d’argent » est un roman de l’écrivain français Paul Vialar. Il est publié en 1951.&#13;
Paul Vialar a écrit près de 80 ouvrages, dont « La grande meute », « La rose de la mer », des pièces de théâtre, des œuvres pour la jeunesse …&#13;
Également homme de télévision, il réalise avec Wladimir Porché, le 8 décembre 1935, la première émission de variétés.&#13;
Passionné de chasse mais aussi d’équitation, Paul Vialar dépeint, avec « L’éperon d’argent » le monde du turf et l’incroyable destinée de son personnage principal : Flavien.&#13;
« Le train était si long que le wagon de troisième où Flavien se trouvait avec sa grand’mère s’arrêta en dehors des bâtiments de la gare, à un endroit où le quai finissait. Il se pencha par la portière dont il avait baissé la vitre. Etaient-ils bien arrivés ?&#13;
La voix d’un homme d’équipe, là-bas, dans le silence revenu, clamait sur un ton monocorde : « Chantilly !… Chantilly !… »&#13;
- Vite, grand’mère, dit Flavien, cette fois nous y sommes !&#13;
Une fièvre qu’il ne cachait pas le tenait, comme s’il avait craint que le train repartît avant que tous deux aient pu descendre :&#13;
- Les paquets ! passe-les moi…&#13;
Il avait sauté à terre, dans l’herbe, et cela lui avait paru de très haut car Flavien était de courte taille et n’avait encore que treize ans. Déjà la vieille, penchée vers lui, hésitante, lui jetait le cabas, le carton qui portait, en Anglaise, le nom d’un magasin de Pont-Audemer et dans lequel elle avait rangé les affaires du petit. A présent, elle regardait le sol, devant elle, au bas de ces trois marches étroites, comme s’il s’était agi de se jeter d’un étage, au cours d’un incendie. Sa coiffe normande, toute blanche, s’inclinait en avant. »</itunes:summary>
			<description>« L’éperon d’argent » est un roman de l’écrivain français Paul Vialar. Il est publié en 1951.&#13;
Paul Vialar a écrit près de 80 ouvrages, dont « La grande meute », « La rose de la mer », des pièces de théâtre, des œuvres pour la jeunesse …&#13;
Également homme de télévision, il réalise avec Wladimir Porché, le 8 décembre 1935, la première émission de variétés.&#13;
Passionné de chasse mais aussi d’équitation, Paul Vialar dépeint, avec « L’éperon d’argent » le monde du turf et l’incroyable destinée de son personnage principal : Flavien.&#13;
« Le train était si long que le wagon de troisième où Flavien se trouvait avec sa grand’mère s’arrêta en dehors des bâtiments de la gare, à un endroit où le quai finissait. Il se pencha par la portière dont il avait baissé la vitre. Etaient-ils bien arrivés ?&#13;
La voix d’un homme d’équipe, là-bas, dans le silence revenu, clamait sur un ton monocorde : « Chantilly !… Chantilly !… »&#13;
- Vite, grand’mère, dit Flavien, cette fois nous y sommes !&#13;
Une fièvre qu’il ne cachait pas le tenait, comme s’il avait craint que le train repartît avant que tous deux aient pu descendre :&#13;
- Les paquets ! passe-les moi…&#13;
Il avait sauté à terre, dans l’herbe, et cela lui avait paru de très haut car Flavien était de courte taille et n’avait encore que treize ans. Déjà la vieille, penchée vers lui, hésitante, lui jetait le cabas, le carton qui portait, en Anglaise, le nom d’un magasin de Pont-Audemer et dans lequel elle avait rangé les affaires du petit. A présent, elle regardait le sol, devant elle, au bas de ces trois marches étroites, comme s’il s’était agi de se jeter d’un étage, au cours d’un incendie. Sa coiffe normande, toute blanche, s’inclinait en avant. »</description>
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			<pubDate>Wed, 05 Oct 2022 08:44:00 +0200</pubDate>
			<itunes:duration>34:42</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>La bergère et le ramoneur &amp; Le vilain petit canard – Hans Christian Andersen</title>
			<itunes:subtitle>Deux contes</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« La bergère et le ramoneur » (« Hyrdinden og skorstensfejeren ») &amp;amp; « Le vilain petit canard » (« Den grimme ælling ») sont des contes d’Hans Christian Andersen. Publiés respectivement en 1845 et en 1942, ils ont été écrits par l’écrivain danois Hans Christian Andersen.&#13;
Durant sa carrière littéraire, Andersen écrivit 6 romans et pas moins de cent cinquante-six contes…&#13;
Enfin les œufs commencèrent à crever les uns après les autres ; on entendait « pi-pip ; » c’étaient les petits canards qui vivaient et tendaient leur cou au dehors.&#13;
« Rap-rap, » dirent-ils ensuite en faisant tout le bruit qu’ils pouvaient.&#13;
Ils regardaient de tous côtés sous les feuilles vertes, et la mère les laissa faire ; car le vert réjouit les yeux.&#13;
« Que le monde est grand ? dirent les petits nouveau-nés à l’endroit même où ils se trouvèrent au sortir de leur œuf.&#13;
— Vous croyez donc que le monde finit là ? dit la mère. Oh ! non, il s’étend bien plus loin, de l’autre côté du jardin, jusque dans les champs du curé ; mais je n’y suis jamais allée. Êtes-vous tous là ? continua-t-elle en se levant. Non, le plus gros œuf n’a pas bougé : Dieu ! que cela dure longtemps ! J’en ai assez. »</itunes:summary>
			<description>« La bergère et le ramoneur » (« Hyrdinden og skorstensfejeren ») &amp;amp; « Le vilain petit canard » (« Den grimme ælling ») sont des contes d’Hans Christian Andersen. Publiés respectivement en 1845 et en 1942, ils ont été écrits par l’écrivain danois Hans Christian Andersen.&#13;
Durant sa carrière littéraire, Andersen écrivit 6 romans et pas moins de cent cinquante-six contes…&#13;
Enfin les œufs commencèrent à crever les uns après les autres ; on entendait « pi-pip ; » c’étaient les petits canards qui vivaient et tendaient leur cou au dehors.&#13;
« Rap-rap, » dirent-ils ensuite en faisant tout le bruit qu’ils pouvaient.&#13;
Ils regardaient de tous côtés sous les feuilles vertes, et la mère les laissa faire ; car le vert réjouit les yeux.&#13;
« Que le monde est grand ? dirent les petits nouveau-nés à l’endroit même où ils se trouvèrent au sortir de leur œuf.&#13;
— Vous croyez donc que le monde finit là ? dit la mère. Oh ! non, il s’étend bien plus loin, de l’autre côté du jardin, jusque dans les champs du curé ; mais je n’y suis jamais allée. Êtes-vous tous là ? continua-t-elle en se levant. Non, le plus gros œuf n’a pas bougé : Dieu ! que cela dure longtemps ! J’en ai assez. »</description>
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			<pubDate>Wed, 28 Sep 2022 08:41:00 +0200</pubDate>
			<itunes:duration>42:34</itunes:duration>
		</item>
		<item>
			<title>Histoire d'une fille de ferme – Guy de Maupassant</title>
			<itunes:subtitle>Nouvelle</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Histoire d’une fille de ferme » est une nouvelle de Guy de Maupassant, initialement publiée dans la Revue Politique et littéraire, surnommée la Revue Bleue, du 26 mars 1881.&#13;
On peut la retrouver dans le recueil « La Maison Tellier ».&#13;
L’enfant allait avoir huit mois : elle ne le reconnut point. Il était devenu tout rose, joufflu, potelé partout, pareil à un petit paquet de graisse vivante. Ses doigts, écartés par des bourrelets de chair, remuaient doucement dans une satisfaction visible. Elle se jeta dessus comme sur une proie, avec un emportement de bête, et elle l’embrassa si violemment qu’il se prit à hurler de peur. Alors elle se mit elle-même à pleurer parce qu’il ne la reconnaissait pas et qu’il tendait ses bras vers sa nourrice aussitôt qu’il l’apercevait.&#13;
Dès le lendemain cependant il s’accoutuma à sa figure, et il riait en la voyant. Elle l’emportait dans la campagne, courait affolée en le tenant au bout de ses mains, s’asseyait sous l’ombre des arbres ; puis, pour la première fois de sa vie, et bien qu’il ne l’entendît point, elle ouvrait son cœur à quelqu’un, lui racontait ses chagrins, ses travaux, ses soucis, ses espérances, et elle le fatiguait sans cesse par la violence et l’acharnement de ses caresses.&#13;
Elle prenait une joie infinie à le pétrir dans ses mains, à le laver, à l’habiller ; et elle était même heureuse de nettoyer ses saletés d’enfant, comme si ces soins intimes eussent été une confirmation de sa maternité. Elle le considérait, s’étonnant toujours qu’il fût à elle, et elle se répétait à demi-voix, en le faisant danser dans ses bras : « C’est mon petiot, c’est mon petiot. »</itunes:summary>
			<description>« Histoire d’une fille de ferme » est une nouvelle de Guy de Maupassant, initialement publiée dans la Revue Politique et littéraire, surnommée la Revue Bleue, du 26 mars 1881.&#13;
On peut la retrouver dans le recueil « La Maison Tellier ».&#13;
L’enfant allait avoir huit mois : elle ne le reconnut point. Il était devenu tout rose, joufflu, potelé partout, pareil à un petit paquet de graisse vivante. Ses doigts, écartés par des bourrelets de chair, remuaient doucement dans une satisfaction visible. Elle se jeta dessus comme sur une proie, avec un emportement de bête, et elle l’embrassa si violemment qu’il se prit à hurler de peur. Alors elle se mit elle-même à pleurer parce qu’il ne la reconnaissait pas et qu’il tendait ses bras vers sa nourrice aussitôt qu’il l’apercevait.&#13;
Dès le lendemain cependant il s’accoutuma à sa figure, et il riait en la voyant. Elle l’emportait dans la campagne, courait affolée en le tenant au bout de ses mains, s’asseyait sous l’ombre des arbres ; puis, pour la première fois de sa vie, et bien qu’il ne l’entendît point, elle ouvrait son cœur à quelqu’un, lui racontait ses chagrins, ses travaux, ses soucis, ses espérances, et elle le fatiguait sans cesse par la violence et l’acharnement de ses caresses.&#13;
Elle prenait une joie infinie à le pétrir dans ses mains, à le laver, à l’habiller ; et elle était même heureuse de nettoyer ses saletés d’enfant, comme si ces soins intimes eussent été une confirmation de sa maternité. Elle le considérait, s’étonnant toujours qu’il fût à elle, et elle se répétait à demi-voix, en le faisant danser dans ses bras : « C’est mon petiot, c’est mon petiot. »</description>
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			<pubDate>Wed, 21 Sep 2022 08:39:00 +0200</pubDate>
			<itunes:duration>48:43</itunes:duration>
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		<item>
			<title>Crevasse - William Faulkner</title>
			<itunes:subtitle>Nouvelle</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>« Crevasse » est une nouvelle de William Faulkner, écrite en 1931.&#13;
On peut la retrouver dans le recueil de nouvelles « Treize Histoires » (« These Thirteen ») paru en septembre 1931 aux Etats-Unis et en mars 1939 en France.&#13;
William Faulkner est un auteur prolifique de romans et de nouvelles (« Le Bruit et la Fureur », « Tandis que j'agonise », « Absalon, Absalon ! » …). Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1949.&#13;
Son œuvre est représentative du Southern Gothic (bien que la nouvelle qui vous est proposée aujourd’hui ne rentre pas dans ce cadre…).&#13;
Les herbes décolorées qui ressemblent à des baïonnettes leur sabrent les jambes, et, au bout de quelques instants, ils se retrouvent de nouveau au milieu de moignons d'arbres cicatrisés depuis longtemps, où se cramponnent quelques rares feuilles, ni vertes ni sèches, - atteintes et surprises elles aussi, dirait-on, par un entr'acte du temps, - qui bavardent entre elles d'un air pince-sans-rire, bien qu'il n'y ait pas le moindre souffle d'air.</itunes:summary>
			<description>« Crevasse » est une nouvelle de William Faulkner, écrite en 1931.&#13;
On peut la retrouver dans le recueil de nouvelles « Treize Histoires » (« These Thirteen ») paru en septembre 1931 aux Etats-Unis et en mars 1939 en France.&#13;
William Faulkner est un auteur prolifique de romans et de nouvelles (« Le Bruit et la Fureur », « Tandis que j'agonise », « Absalon, Absalon ! » …). Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1949.&#13;
Son œuvre est représentative du Southern Gothic (bien que la nouvelle qui vous est proposée aujourd’hui ne rentre pas dans ce cadre…).&#13;
Les herbes décolorées qui ressemblent à des baïonnettes leur sabrent les jambes, et, au bout de quelques instants, ils se retrouvent de nouveau au milieu de moignons d'arbres cicatrisés depuis longtemps, où se cramponnent quelques rares feuilles, ni vertes ni sèches, - atteintes et surprises elles aussi, dirait-on, par un entr'acte du temps, - qui bavardent entre elles d'un air pince-sans-rire, bien qu'il n'y ait pas le moindre souffle d'air.</description>
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			<pubDate>Wed, 14 Sep 2022 08:37:00 +0200</pubDate>
			<itunes:duration>28:37</itunes:duration>
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		<item>
			<title>Témoignage d’Ida Boniack-Ksiazenicer</title>
			<itunes:subtitle>Récit recueilli et transmis par J. et M.C. Vigouroux</itunes:subtitle>
			<itunes:summary>Ce témoignage écrit a été déposé aux Archives départementales de la Marne en 1993. Il fut également publié dans « Le petit journal de Sainte-Ménehould et ses voisins d’Argonne » en été 2022.&#13;
La famille Ksiazenicer habitait au 6 avenue Kellermann à Sainte-Ménehould. La mère Syma Ksiazenicer a été arrêtée le 9 octobre 1942 puis envoyée vers la mort au camp de concentration d’Auschwitz.&#13;
En 1990, une plaque a été dévoilée à Sainte-Ménehould à l’issue d’une cérémonie émouvante à laquelle j’avais été conviée. Pourquoi doit-on dévoiler une plaque ? Parce que ce geste symbolique empêche un autre voile de retomber sur les faits qu’on préfère cacher ou taire. Les noms gravés dans la pierre interdisent désormais à la mémoire collective de les effacer. Le nom se répète huit fois, Finkelstein. Une famille juive entièrement anéantie. Le dernier nom, Syma Ksiazenicer, est celui de ma mère.</itunes:summary>
			<description>Ce témoignage écrit a été déposé aux Archives départementales de la Marne en 1993. Il fut également publié dans « Le petit journal de Sainte-Ménehould et ses voisins d’Argonne » en été 2022.&#13;
La famille Ksiazenicer habitait au 6 avenue Kellermann à Sainte-Ménehould. La mère Syma Ksiazenicer a été arrêtée le 9 octobre 1942 puis envoyée vers la mort au camp de concentration d’Auschwitz.&#13;
En 1990, une plaque a été dévoilée à Sainte-Ménehould à l’issue d’une cérémonie émouvante à laquelle j’avais été conviée. Pourquoi doit-on dévoiler une plaque ? Parce que ce geste symbolique empêche un autre voile de retomber sur les faits qu’on préfère cacher ou taire. Les noms gravés dans la pierre interdisent désormais à la mémoire collective de les effacer. Le nom se répète huit fois, Finkelstein. Une famille juive entièrement anéantie. Le dernier nom, Syma Ksiazenicer, est celui de ma mère.</description>
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			<pubDate>Wed, 07 Sep 2022 08:35:00 +0200</pubDate>
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